Guy Accoceberry revient sur ses douze ans comme conseiller municipal du sport à Bordeaux
Accoceberry : douze ans comme conseiller sport à Bordeaux

Guy Accoceberry : douze années au service du sport bordelais

Alors que de nombreux sportifs s'engagent dans la campagne des municipales à venir, Guy Accoceberry, lui, a déjà franchi le pas depuis longtemps. L'ancien demi de mêlée international a passé douze années de l'autre côté du miroir, en tant que conseiller municipal délégué au sport à Bordeaux, de 2008 à 2020, aux côtés d'Arielle Piazza. Une aventure qu'il qualifie aujourd'hui d'« enrichissante » et dont il tire un bilan positif.

Le recrutement par l'équipe d'Alain Juppé

L'ancien joueur du Club athlétique Bordeaux Bègles Gironde a été approché à l'époque par l'équipe d'Alain Juppé pour des raisons bien précises. « Il y avait eu un classement de L'Équipe sur le sport au niveau local et Bordeaux était avant-dernière, il me semble. Ça avait secoué Alain Juppé », explique Guy Accoceberry. « Et Alain Rousset, lui aussi candidat, avait Serge Simon sur sa liste, c'était sa caution sport ». Une situation qui a poussé la municipalité à chercher une figure sportive de renom pour renforcer sa crédibilité dans ce domaine.

Du refus d'adjoint à l'engagement comme conseiller

Une fois élu, le maire de Bordeaux lui propose le poste d'adjoint au sport. Mais Guy Accoceberry décline l'offre, le pharmacien de métier estimant ne pas avoir assez de temps à consacrer à cette mission exigeante. Il accepte finalement le rôle de conseiller municipal, une position qui lui convient mieux. « J'étais dans le sport, tout ce que j'aimais : les clubs bordelais, il y avait aussi le projet de stade dans les tuyaux, j'ai pu rencontrer Michel Platini… À Bordeaux, il y avait pas mal à faire », se souvient-il avec enthousiasme.

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La découverte du fonctionnement municipal

Pendant les six premières années, l'ancien rugbyman découvre les rouages d'une mairie, des conseils municipaux aux commissions de sécurité, en passant par les célébrations de mariages. « J'ai aimé faire ça », s'amuse-t-il. Cette période a été marquée par une implication concrète dans la vie locale. En revanche, le second mandat, notamment marqué par le départ d'Alain Juppé, a été « plus administratif ». « Il a été long, je me suis plus ennuyé », reconnaît-il avec franchise.

Un regard sur l'engagement sportif en politique

Aujourd'hui, Guy Accoceberry observe la nouvelle campagne des municipales de loin, « comme un citoyen bordelais ». « J'ai l'impression d'avoir bien donné pendant douze ans. Je suis content d'avoir participé à la vie de ma ville ». Cependant, l'ex-rugbyman exprime un regret : le manque de considération pour le sport dans les campagnes électorales. « On sait qu'on est pris sur une liste pour notre nom. Mais le sport n'est pas assez considéré en France. Je ne comprends pas que le sport ne soit pas plus mis en avant pour aider la société ». Une réflexion qui souligne l'importance qu'il accorde à la place du sport dans le débat public et les politiques locales.

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