Les 22 et 23 août, Monaco accueille pour la première fois le Grand Départ de La Vuelta. La Principauté devient ainsi le seul territoire au monde à avoir organisé le départ des trois Grands Tours, après le Giro d’Italie en 1966 et le Tour de France en 2009. Ce choix s’explique par le 150e anniversaire des relations diplomatiques entre Monaco et l’Espagne, célébré cette année.
Une organisation partagée entre Monaco et l’Espagne
Charles Ojalvo, directeur général adjoint d’Unipublic, l’entreprise organisatrice de La Vuelta, détaille le partage des tâches. « Notre mission était d’organiser tout ce qui concerne la course : les zones de départ et d’arrivée, le parcours, ainsi que ramener avec nous l’ensemble des installations nécessaires à son bon déroulement », explique-t-il. Toutes les structures – arche, podium, espaces invités, ravitaillement, zone technique pour la télévision – viennent d’Espagne. Seule la rampe de départ du contre-la-montre a été construite sur place.
L’équipe monégasque s’est chargée de l’événement et de sa médiatisation. Cette répartition a permis de gérer les spécificités du territoire.
Monaco, un territoire « à double tranchant »
Monaco présente des particularités uniques. « C’est un tout petit État, et établir le parcours n’a donc pas été simple », reconnaît Charles Ojalvo. Le contre-la-montre de plus de 9 kilomètres se déroulera entièrement sur le territoire monégasque, sans passer par la France. Cela a créé des complexités en matière de circulation et de mobilité.
« Dans une ville aussi compacte, il est plus difficile de trouver des itinéraires alternatifs ou de dévier le trafic », ajoute-t-il. L’objectif était de perturber le moins possible la vie quotidienne des habitants. Toutefois, Monaco concentre de nombreux événements sportifs internationaux, ce qui a permis de travailler avec des professionnels expérimentés.
Une collaboration enrichissante et un prestige accru
La collaboration entre les équipes monégasques et espagnoles a duré un an. « Nous avons beaucoup appris des équipes monégasques, et ce fut un véritable plaisir de travailler à leurs côtés », souligne Charles Ojalvo. Il note leur professionnalisme et leur réactivité, tout en reconnaissant que les Espagnols ont apporté une « manière de travailler un peu différente, sans doute plus conviviale et plus détendue ».
Pour La Vuelta, venir à Monaco représente un prestige certain. « Pouvoir dire que La Vuelta se déroule dans un lieu qui accueille également le Grand Prix de Formule 1 et le Rolex Monte-Carlo Masters, c’est exceptionnel », affirme-t-il. Cela contribue à placer la course au niveau des plus grands événements sportifs mondiaux.
Près de 2 000 personnes de l’organisation viennent d’Espagne pour cet événement. Charles Ojalvo promet : « Nous arrivons avec toute notre identité et notre énergie. Il va y avoir de l’ambiance ! »
Un parcours de palais en palais
Le Grand Départ se fait à Monaco, mais La Vuelta s’achèvera à l’Alhambra, à Grenade, en Espagne. Ce choix est délibéré : « L’idée est de faire voyager La Vuelta de palais en palais », explique le directeur général adjoint. Le départ depuis le Palais princier de Monaco mènera à l’ensemble palatial de l’Alhambra, l’un des monuments les plus importants d’Espagne.



