Tour de France 2026 : Pogacar pulvérise le record du Tourmalet
Tour 2026 : Pogacar pulvérise le record du Tourmalet

Tadej Pogacar a réalisé une performance historique lors de la 17e étape du Tour de France 2026, en pulvérisant le record de l'ascension du Tourmalet. Le Slovène a franchi le col mythique en 48 minutes et 12 secondes, effaçant des tablettes le précédent record détenu par Marco Pantani depuis 1994 (50 minutes et 30 secondes).

Une démonstration de force écrasante

Dès le pied du col, Pogacar a imposé un rythme infernal, lâchant un à un ses adversaires. À mi-ascension, il comptait déjà plus d'une minute d'avance sur le groupe des favoris, composé de Jonas Vingegaard, Remco Evenepoel et Primož Roglič. Au sommet, l'écart atteignait 2 minutes et 18 secondes sur Vingegaard, son principal rival au classement général.

« Je n'ai jamais eu de telles sensations. Les jambes répondaient parfaitement, le public était incroyable. C'est un moment magique », a déclaré Pogacar à l'arrivée, encore essoufflé mais radieux.

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Un Tour déjà plié ?

Avec cette performance, Pogacar conforte son maillot jaune et porte son avance au classement général à 4 minutes et 45 secondes sur Vingegaard. À cinq jours de l'arrivée sur les Champs-Élysées, le Slovène semble intouchable. « C'est un coup de massue. Il est au-dessus du lot, c'est évident », a reconnu Vingegaard, amer mais lucide.

Les observateurs n'hésitent pas à comparer cette performance à celle de Pantani en 1994, mais en soulignant que Pogacar a réalisé son exploit dans des conditions météorologiques moins favorables (vent de face dans la partie finale).

Les chiffres clés de l'exploit

L'ascension du Tourmalet, longue de 17,1 km à 7,4% de pente moyenne, a été avalée à une vitesse moyenne de 21,3 km/h par Pogacar, soit près de 1 km/h de plus que le record précédent. Sa puissance moyenne estimée est de 420 watts, avec des pointes à plus de 500 watts dans les passages les plus raides.

Cette étape, qui reliait Bagnères-de-Luchon à Pau, a également été marquée par l'abandon de plusieurs coureurs, dont le Français Romain Bardet, victime d'une chute dans la descente du col d'Aspin.

Les réactions du peloton

« Ce qu'il a fait est hors norme. On a tous essayé de suivre, mais c'était impossible. Il est tout simplement le meilleur », a commenté Evenepoel, qui a terminé troisième de l'étape à 3 minutes et 10 secondes. Roglič, quatrième, a abondé : « Il a un niveau au-dessus de nous tous. On ne peut que s'incliner. »

Du côté de l'équipe UAE Emirates, la joie était mesurée. « On savait qu'il était en forme, mais là, il nous a tous surpris. C'est un grand moment pour l'équipe », a sobrement déclaré le directeur sportif, Joxean Fernández Matxín.

Quelles conséquences pour la suite ?

Avec une telle avance, Pogacar peut aborder les dernières étapes de montagne (Peyragudes, Hautacam) avec sérénité. Il pourrait même viser un deuxième sacre consécutif, après sa victoire en 2025. « Le Tour n'est pas fini, il reste des étapes piégeuses. Mais je me sens très fort, et je vais tout donner pour garder ce maillot jusqu'à Paris », a-t-il promis.

Pour Vingegaard, l'objectif est désormais de sauver sa deuxième place, menacée par Evenepoel, revenu à 1 minute et 30 secondes du Danois. Le suspense reste entier pour le podium, mais la victoire finale semble déjà acquise à Pogacar.

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