Strade Bianche : Pogacar écrase la course, Seixas confirme en dauphin
Ce samedi à Sienne, les mythiques Strade Bianche ont une nouvelle fois tenu les passionnés de cyclisme en haleine sur les célèbres chemins de graviers calcaires blancs de la Toscane. La course a cependant pris un tournant décisif lorsque Tadej Pogacar (UAE Team Emirates) a décidé d'accélérer le rythme de manière spectaculaire, laissant l'ensemble du peloton littéralement cloué sur place.
Une attaque foudroyante à 78 kilomètres du but
Le Slovène, double vainqueur du Tour de France et champion du monde en titre, a choisi de lancer son offensive à une distance impressionnante de 78 kilomètres de l'arrivée. Une fois parti, personne n'a plus revu le coureur de l'UAE Team Emirates, qui a creusé un écart considérable. « Tadej est parti », pouvait-on lire sur les réseaux sociaux officiels de la course, résumant l'impuissance générale face à sa démonstration de force.
Seixas, seul à tenter de suivre, sacré dauphin
Le seul à avoir tenté de réagir face à cette attaque fulgurante fut le jeune espoir français Paul Seixas. Malgré ses efforts, le coureur tricolore a rapidement été distancé à son tour par le rythme infernal imposé par Pogacar. Néanmoins, Seixas a fait preuve d'une grande résilience pour conserver sa deuxième place jusqu'au bout, notamment dans la difficile dernière ascension.
Il devance au final le Mexicain Isaac del Toro, coéquipier de Pogacar, qui était revenu sur lui en fin de parcours. Le Français confirme ainsi tout son potentiel et son statut de grand espoir du cyclisme national. Romain Grégoire complète le tableau français avec une belle quatrième place.
Une démonstration de force absolue
Tadej Pogacar s'est imposé avec une avance confortable de 1 minute et 14 secondes sur Paul Seixas, ajoutant une nouvelle ligne prestigieuse à son palmarès déjà surchargé. Cette victoire aux Strade Bianche, l'une des courses d'un jour les plus exigeantes du calendrier, souligne une fois de plus la domination actuelle du champion slovène sur le cyclisme mondial.
Les autres favoris, comme le Britannique Tom Pidcock ou l'Américain Matteo Jorgenson, n'ont quant à eux jamais pu se mêler à la lutte pour la victoire, submergés par l'accélération initiale de Pogacar. La course s'est donc transformée en un long contre-la-montre solitaire pour le leader de l'UAE, et en une bataille pour les places d'honneur derrière lui, remportée avec brio par le Français Paul Seixas.



