Plongé dans une crise financière sans précédent, le cyclisme amateur de l'Hérault voit son avenir compromis par la flambée du prix des carburants et l'augmentation des coûts de fonctionnement. Les présidents de clubs tirent la sonnette d'alarme.
Des clubs en danger
Perfecto Rodriguez, président du Béziers Méditerranée Cyclisme (BMC), exprime son inquiétude : « Avec la crise pétrolière actuelle, nous sommes coincés au niveau du budget. Nous cherchons des partenaires financiers. À mon niveau, je ne cache pas que je suis inquiet. » Ces propos illustrent la situation critique que traversent de nombreuses formations du département, qu'il s'agisse de grosses structures comme le BMC, évoluant en Nationale 2, ou de clubs plus modestes.
Une crise qui impacte tous les niveaux
Juan Ferreira, président du comité départemental, souligne que même les amateurs hésitent à se déplacer : « Faire quatre heures de trajet pour une course de quinze minutes n'est pas évident. Sans titre à jouer, beaucoup de coureurs choisissent de ne pas faire le déplacement. » Il préconise une refonte du calendrier : « Nous devons adapter nos championnats pour favoriser les courses locales, avant que les meilleurs ne se départagent au niveau régional. »
Des solutions pour l'avenir
Jason Kaufmann, président du Montpellier Métropole Cyclisme, subit aussi l'explosion des coûts de transport : « Quand on se déplace dans le sud de l'Espagne, ce sont des compétitions qui coûtent plusieurs milliers d'euros. » Malgré tout, il reste optimiste : « La situation est difficile, mais je ne veux pas être alarmant. Le carburant est une difficulté supplémentaire, mais c'est à nous de suivre la transformation du modèle associatif et d'évoluer. »
Un virage décisif
La question est désormais de savoir si cette mutation permettra de redonner un second souffle aux pelotons locaux ou si elle laissera les plus petites structures sur le bord de la route. La course contre la montre est lancée pour le cyclisme amateur héraultais.



