Victor Koretzky : « Prendre le temps de me soigner et de récupérer pour revenir compétitif »
Le vététiste Lodévois est au repos forcé depuis bientôt deux mois. Double champion du monde et vice-champion olympique de Paris 2024, il s’est fracturé le bras début avril à l’entraînement. Il effectue sa convalescence chez lui, en famille à Lodève où nous l’avons rencontré.
Victor, peux-tu nous donner des nouvelles ?
Bien sûr. Je me suis fracturé l’humérus en chutant le 4 avril lors d’une sortie d’entraînement. J’ai été opéré dans la foulée, deux jours plus tard avec un clou au milieu de l’os et des vis qui le maintiennent au niveau de l’épaule et au-dessus du coude. Depuis, ça cicatrise doucement, j’ai perdu beaucoup de muscles et je suis en pleine rééducation. C’est difficile de faire des mouvements mais je prends mon mal en patience, je continue de travailler et de faire les choses bien pour vite revenir sur le circuit en forme. Je mets toutes les chances de mon côté en tout cas pour y arriver.
Tu as raté les deux premières coupes du monde début mai en Corée puis le week-end dernier à Nove Mesto en République tchèque, as-tu programmé ton retour ?
J’ai loupé la première, la deuxième, je raterai les deux suivantes et peut-être la 5e. J’aimerais revenir mi-juillet, mais sans précipiter les choses. Je me laisse du temps pour bien récupérer et laisser un peu de place à l’imprévu en fonction de l’évolution de mon état de santé. Car ce n’est pas une fracture simple et ce sera long à guérir.
Un retour espéré cet été, avant le championnat du monde
Comment tu vis ça ? Ce n’est pas évident. J’ai fait les trois premières semaines de rééducation sur Font-Romeu avec le soutien du Creps où j’ai pu faire pas mal de séances et de soins en profitant de bonnes conditions sur place. J’étais en famille et nous sommes ensuite redescendus à Lodève pour continuer la rééducation. À 31 ans, j’ai une carrière bien remplie, avec des blessures mais c’est la première fois que j’ai un gros pépin comme ça. Ça fait malheureusement partie du jeu.
Du coup ça freine ton début de saison et ça change forcément les objectifs ?
C’est sûr. J’avais bien démarré en gagnant la course UCI de Banyoles en février et j’étais prêt pour l’ouverture de la saison. Désormais, mon objectif est d’abord de ne pas précipiter mon retour et risquer de retomber sur mon bras. Et ensuite d’être performant tout de suite quand je reviendrai en compétition. J’espère reprendre en forme pour la fin de saison, et être à la bagarre pour défendre mon titre de champion du monde, fin août début septembre en Italie. Pour le classement général de la coupe du monde, en revanche, ce ne sera pas cette année.



