US Open : Monfils fête ses 40 ans par une victoire
Monfils fête ses 40 ans par une victoire à l'US Open

Gaël Monfils a célébré son 40e anniversaire de la plus belle des manières. Le Français, 311e mondial, a dominé le Paraguayen Adolfo Daniel Vallejo (60e) en quatre sets (2-6, 6-1, 6-2, 6-0) lors du premier tour de l'US Open, lundi soir. Il devient ainsi le troisième quadragénaire à remporter un match dans le tableau masculin du Majeur américain, après l'Australien Ken Rosewall (42 ans en 1977) et l'Américain Jimmy Connors (40 ans en 1992).

Une performance compétitive

« Battre un petit jeune de 22 ans, sèchement, c'est cool », a résumé Monfils avec le sourire. Il a développé : « Je voulais vraiment gagner un match, bien jouer et être compétitif. À Montréal, ce n'était pas passé loin. À Cincinnati, non plus. Ici, je voulais vraiment gagner ce premier tour. C'est cool de l'avoir fait, mais aussi de se sentir beaucoup plus compétitif. C'était important. J'ai poussé les entraînements. Je ne joue pas à mon "prime", ça c'est sûr, mais je joue mieux et je sens que je suis un peu plus dur à manœuvrer pour les jeunes. »

Un public conquis

À quelques semaines de sa retraite après le Masters 1000 de Paris, les New-Yorkais se sont pressés pour assister aux dernières heures du showman dans sa deuxième ville de cœur. L'histoire d'amour entre « La Monf » et le public du Queens ne date pas d'hier : il y a eu son parcours sans perdre un set jusqu'en demi-finales en 2016, battu par Novak Djokovic. Ou encore ce match épique en 2014, lorsqu'il mène deux sets à rien contre Roger Federer, se procure deux balles de match dans le quatrième set avant de céder finalement dans le cinquième en 3h20.

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Dans le stade Louis-Armstrong, le deuxième dans la hiérarchie à Flushing-Meadows, le Parisien est entré comme une rockstar, sous les cris des spectateurs, dont le vacarme n'a pas cessé du match. Il n'était pas rare de voir des drapeaux tricolores, des pancartes à l'effigie du joueur, dont une sur laquelle était inscrite une revisite de la célèbre citation du boxeur Mohamed Ali « Vole comme le papillon, pique comme Monfils ».

Une démonstration de maîtrise

Après un début de match totalement manqué, le Frenchie a pris l'ascendant sur son jeune adversaire, pour ne plus jamais le lâcher. Avec au passage quelques coups qui ont rappelé ses plus belles heures. « Ces petits coups ont fait que j'ai toujours pu m'amuser, me sentir bien et, surtout, bien jouer. Je tentais, je tentais et tout passait », a-t-il savouré.

Jusqu'à cette dernière manche parfaite, conclue par une bulle, un jeu blanc et un ace. La totale. En guise de remerciements, le stade lui a souhaité un joyeux anniversaire, en chanson. « Vous êtes vraiment un public incroyable, vous rendez l'atmosphère électrique à chaque fois. On en garde pour le tour suivant », s'est-il réjoui dans son interview d'après-match sur le court.

La suite au deuxième tour, contre l'Américain Learner Tien (15e), pour faire durer encore un peu le plaisir de son baroud d'honneur en Grand Chelem.

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