Mondial de basket : Romane Bernies vise une médaille historique avec les Bleues
Mondial basket : Bernies et les Bleues visent une médaille

Romane Bernies, meneuse de 33 ans évoluant à Basket Lattes-Montpellier Agglo, est sélectionnée avec l'équipe de France pour la Coupe du Monde de basket qui débute ce mercredi à Berlin. Plus ancienne joueuse du groupe, elle affirme que l'objectif minimal est une médaille, alors que la France n'est plus montée sur un podium mondial depuis 1953.

Une sélection vécue avec humilité et détermination

Interrogée par Midi Libre, Romane Bernies confie sa joie : « Je suis vraiment très heureuse de faire partie du groupe et d'avoir la chance d'être à Berlin pour vivre cette Coupe du Monde qui va être très cool. » Malgré son expérience, elle ne se sentait pas plus sereine : « Je ne dirais pas que mon passif m'a aidé, je ne me sentais pas forcément plus sereine. Je savais au combien il y avait de la concurrence. J'ai commencé la préparation vraiment pour me dire que je profiterais de chaque instant. »

Comparant avec sa première Coupe du Monde en 2018, elle explique : « C'était ma première compétition internationale avec l'équipe de France. J'étais un peu toute nouvelle même si je n'étais pas super jeune. Là, je suis un peu plus âgée, j'ai un peu plus d'expérience. Peu importe le rôle que j'aurai dans cette équipe-là, je me donnerai à fond. »

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Un rôle de leader assumé dans un groupe renouvelé

En tant que joueuse la plus expérimentée, Bernies sait ce que le staff attend d'elle : « Le staff attend de moi d'être qui je suis. Même si je n'ai pas beaucoup de minutes sur le terrain, ils attendent que je sois une leader dans l'exemplarité, de donner à l'équipe, d'être positive, de rassembler, de véhiculer les bonnes valeurs. C'est aussi pour ça que j'ai été prise. »

La préparation a été marquée par un contexte particulier, avec des joueuses arrivant progressivement de WNBA. « Tout le monde s'est donné à fond et a joué le jeu malgré le contexte particulier. C'était difficile de se dire que les trois-quarts de l'équipe présente au début de la préparation ne seraient pas dans l'équipe finale. Mais on connaissait les tenants et les aboutissants, ces règles-là », souligne-t-elle. Malgré tout, elle affirme : « J'ai confiance en ce groupe qui est très intelligent, très talentueux et qui a déjà quelques automatismes aussi. »

Des premiers matchs sous le signe de la vigilance

Bernies ne considère pas les premières rencontres comme de simples ajustements : « On ne le voit pas comme ça. Chaque équipe va être différente et va avoir envie tout simplement de gagner face à la France. On a un statut et tout le monde a envie de nous faire tomber. Il faudra qu'on soit vigilantes et qu'on prenne chaque match par le bon bout. »

Concernant l'objectif, elle est claire : « L'objectif sera élevé, le minimum c'est une médaille. Après, on a envie d'aller chercher plus. C'est sûr qu'avec l'équipe qu'il y a, les ambitions et le vécu, on est obligé de parler de médailles. »

Un groupe B abordable mais piégeux

Deuxième nation au classement FIBA derrière les États-Unis, la France fait partie des favorites avec l'Australie, la Chine, la Belgique et l'Espagne. Les Bleues sont dans le groupe B avec le Nigeria, la Corée du Sud et la Hongrie. Des adversaires à leur portée, même s'il faudra se méfier du Nigeria, qui avait battu la France en 2022. En mars dernier, les Françaises s'étaient rattrapées en battant les Nigérianes (93-86) et les Coréennes (89-62). Contre la Hongrie, la France a remporté le dernier match (82-68) lors de la troisième place de l'Euro 2023.

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