Une famille bretonne court le marathon en poussant ses trois filles
Marathon en famille : ils courent avec leurs trois filles

Le 24 mai, Anne-Sophie et son époux Loïc vont courir en poussant leurs trois filles à l’aide de deux poussettes. Ce sera la deuxième expérience du genre pour la famille bretonne.

Une passion familiale pour la course à pied

Après avoir pratiqué plusieurs activités sportives, Anne-Sophie Péron a décidé de se mettre au marathon. « C’était en octobre 2022 à Rennes et je l’ai couru alors que j’étais enceinte sans le savoir », raconte cette maman de trois filles : Lexie-Rose (7 ans), Cassandre (5 ans) et Victoire (3 ans). Son mari, militaire, pratique aussi assidûment le sport et notamment la course à pied. Il compte une dizaine de marathons à son actif.

Adepte de ces longues épreuves, le couple breton a opté pour une solution radicale : courir des marathons en famille. « Nous avons vite été confrontés au problème de mode de garde de nos enfants. Les grands-parents n’étaient pas forcément disponibles pour garder nos filles et n’en avaient peut-être pas trop envie non plus… Avec mon mari, on a décidé de relever le défi et courir en famille », raconte la trentenaire.

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Un équipement adapté et un entraînement régulier

Deux poussettes, une avec deux places et une autre à une place, ont été acquises et c’est parti. « Nous nous entraînons ensemble quatre fois par semaine et les enfants prennent goût à ces sorties », poursuit l’aide-soignante de 37 ans. Cette façon de courir le marathon n’est pas reconnue par la Fédération française d’athlétisme – « elle ne se positionne même pas. »

La sécurité avant tout

Le couple a participé au marathon de Tours en septembre dernier. « Avant de nous inscrire, nous avons sollicité l’autorisation des organisateurs. Après le feu vert, nous avons accompli notre premier marathon ensemble, Royan sera notre deuxième », complète Anne-Sophie Péron. Courir avec des poussettes, ce n’est pas neutre. « La sécurité de notre famille et bien entendu celle des autres concurrents est primordiale. Pour le départ par exemple, nous partons en fin de peloton, et quand nous nous préparons à doubler un coureur, nous nous écartons au maximum. Notre objectif premier, c’est de prendre du plaisir mais en toute sécurité », précise la jeune femme, comblée par cette première expérience en Touraine.

Un record familial à battre

« À Tours, nous avons couru en 3 heures et 47 minutes. À Royan, nous aimerions bien améliorer notre record familial », confie Anne-Sophie. Les deux parents courent donc les bras posés sur le guidon des poussettes. Jusqu’à présent cela ne leur a pas causé de blessures. « Nous changeons souvent de bras et cela se passe bien. » Pour l’épreuve royannaise, la petite famille bretonne, confiante, s’est fixée un objectif. « Lors de notre premier marathon à Tours, nous avons couru les 42 kilomètres en 3 heures et 47 minutes. À Royan, nous aimerions bien améliorer notre record familial », dévoile Anne-Sophie qui sait pouvoir compter sur les encouragements des spectateurs. « À Tours, nous n’avons eu que de super retours, pourquoi ce serait différent à Royan ? », s’interroge la Bretonne.

Inédite, la course en poussette va-t-elle se développer ? Possible. Anne-Sophie raconte son expérience sur un compte Instagram (la_maman_qui_court). Cette nouvelle façon de courir un marathon pourrait bien intéresser des sponsors.

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