Publicité Chaplin en musique avec Cyrille Aufort, ce samedi et ce dimanche à l’orchestre national de Cannes
L’Orchestre national de Cannes dirigé par Jean Deroyer a sollicité le compositeur Cyrille Aufort pour arranger les musiques illustrant trois courts métrages de Charlie Chaplin. Un concert à vivre en famille samedi 16 à 14 h et dimanche 17 à 11 h.
Un ciné-concert pour petits et grands
Le compositeur Cyrille Aufort a arrangé les musiques illustrant les trois films The Rink (1916), The Fireman (1916) et The Adventurer (1917) de Chaplin. Ce concert permettra aux grands et aux petits de se replonger dans la magie et la poésie du cinéma muet, samedi 16 à 14 h et dimanche 17 à 11 h.
Comment est né votre intérêt pour la musique de film ?
Durant mes études dans les années 1990, j’ai entendu la cantate « Alexandre Nevski » de Sergueï Prokofiev, puis la musique qu’il avait originellement composée pour le film d’Eisenstein. C’est en visionnant ce film que j’ai découvert la passerelle entre mise en scène et musique.
Quelles sont selon vous les spécificités de la musique à l’image et les contraintes imposées au compositeur pour la mettre en œuvre ?
La musique au cinéma est au service du film. La forme musicale, c’est-à-dire l’architecture générale de la partition, est imposée par l’image. À l’intérieur d’une séquence, le compositeur doit tenir compte des dialogues, du rythme de la scène, et surtout, de l’émotion que le réalisateur ou la réalisatrice souhaite transmettre au public.
Qu’est-ce qui vous a intéressé dans ce projet autour de Chaplin ?
Le principe du ciné-concert : les musiciens de l’orchestre jouent en direct simultanément avec le film. Et aussi le génie de Charlie Chaplin, et tout ce qu’il distille au second degré dans chaque scène de comédie. La musique peut dépasser le premier degré et faire naître d’autres émotions que celles de l’image.
Comment avez-vous travaillé ?
Je regarde le film plusieurs fois, j’effectue un découpage musical et je note quelques idées de manière instinctive sur une portée. Je cherche ensuite pour chaque séquence une direction musicale, un point de vue, qui ne souligne pas forcément ce que l’on voit à l’image. Pour chaque court-métrage, je travaille généralement à partir d’un matériau de base – une idée mélodique, rythmique ou orchestrale – que je décline pour conserver une unité stylistique.
Quel est le rôle des musiciens et du chef d’orchestre dans une telle forme de concert ?
Il est capital. Le chef et les musiciens doivent interpréter la partition en restant parfaitement synchronisés avec le film. Cela nécessite beaucoup de concentration.
Quels sont selon vous les critères d’une bonne musique de film ?
La musique doit être au service du film et non l’inverse. Elle doit accompagner la vision du réalisateur ou de la réalisatrice et être en accord avec les émotions que le film souhaite transmettre au public.
Plus d’informations sur www.orchestre-cannes.com.



