Un rêve olympique nourri par l'expérience américaine
Les sœurs Lou-Anne (22 ans) et Lalie (19 ans) Pouzancre-Hoyer, licenciées au Montpellier Athletic Méditerranée Métropole, ont passé une partie de leur carrière aux États-Unis avant de revenir en France pour préparer les échéances nationales et internationales. Lou-Anne, spécialiste du 200 et 400 mètres, a effectué cinq années universitaires à Charleston (Virginie-Occidentale) puis à l'université du Nouveau-Mexique. Lalie, elle, pratique l'heptathlon et a rejoint l'université de Kansas State en début d'année.
Un déclic venu des États-Unis
Lou-Anne explique que c'est sa sœur cadette qui l'a poussée vers l'athlétisme : « C’est rigolo, elle a commencé par le cross-country. Elle était très forte et gagnait tout ! Moi je faisais du hand et de l’équitation, donc elle m’a donné envie. » Mais c'est Lou-Anne qui est partie la première aux États-Unis, grâce à l'agence Élite Athlètes. Elle raconte : « Après le bac, je me suis dit, qu’est-ce que je vais faire ? Je voulais faire du droit, mais c’était impossible de combiner avec le statut d’athlète. »
Un environnement sportif exceptionnel
Les deux sœurs louent les conditions d'entraînement aux États-Unis. « C’est vraiment un pays sportif. C’est une religion, le sport, là-bas. Ils mettent tout en place pour que les athlètes soient dans les meilleures conditions », affirme Lou-Anne. Lalie ajoute : « Ils nous tirent toujours plus vers le haut. Il n’y a aucun tabou avec l’argent ou le fait de viser haut. » Lou-Anne précise que les gradins sont toujours pleins, créant une ambiance de championnats du monde en permanence.
Des objectifs précis pour 2026
De retour en France, les sœurs préparent les championnats de France : Lou-Anne court le 400 mètres ce week-end à Albi, puis les championnats d'Europe à Birmingham (10-16 août). Lalie, qui a battu le record d'Occitanie junior de Maryse Éwanjé-Épée vieux de 43 ans, a terminé troisième aux France début juillet et se prépare pour les mondiaux U20 dans l'Oregon (5-9 août).
Les Jeux olympiques en ligne de mire
Lou-Anne vise les JO de Los Angeles en 2028 sur 400 mètres, même si elle reconnaît que le niveau individuel est très élevé : « Pour être honnête, c’est l’objectif sur le relais parce que le niveau est complètement dingue en individuel, mais je ne me ferme aucune porte. » Lalie, encore junior, se projette sur les JO de 2032 à Brisbane : « Los Angeles, c’est dans deux ans et ça paraît vraiment court. Je suis encore junior donc, aller chez les A, c’est trop loin. Mais j’ai forcément ceux d’après qui tomberaient parfaitement. »
Un soutien local précieux
En France, les sœurs bénéficient du soutien du Département du Gard et de la Région, ainsi que d'un accès payant au CREPS de Montpellier. Lou-Anne a rejoint le groupe d'entraînement de Rénelle Lamote. La relève est déjà là avec leur petite sœur Tessa, 15 ans, qui pratique le saut à la perche.



