Ludovic Dumas, coureur de Rousson et manager chez Enedis, s'entraîne intensivement sur les pentes cévenoles pour les Championnats de France de "kilomètre vertical" le 8 août à Méribel. Cette discipline exige de gravir 1 000 mètres de dénivelé le plus rapidement possible. Dumas vise le top 5 en catégorie Master 2.
Un entraînement matinal dans les Cévennes
À peine 9 h du matin, alors que le soleil tape sur les Cévennes. Quelques centaines de mètres après avoir quitté le parking de l’Ermitage, la pente se redresse déjà. Ici, certains passages flirtent avec les 20 % d’inclinaison. C’est précisément ce que vient chercher Ludovic Dumas. "C’est parfait", glisse l’athlète dans son maillot de l’ACNA (association de course nature Anduze). Plusieurs fois par semaine, le coureur de Rousson enchaîne les montées sur les hauteurs d’Alès pour préparer les Championnats de France de "kilomètre vertical", disputés le 8 août à Méribel.
Une discipline exigeante
Encore peu connue, la discipline ne récompense pas la distance, mais le dénivelé et la rapidité. "Le principe est simple : gravir 1 000 mètres de dénivelé positif le plus vite possible. En général, la course mesure entre trois et quatre kilomètres. Les meilleurs mettent une quarantaine de minutes", résume Ludovic Dumas. "Si je peux faire environ une heure, c’est déjà bien !"
Les pentes cévenoles comme terrain de jeu
Habitué de la course à pied depuis l’âge de dix ans, Ludovic Dumas connaît bien les épreuves de montagne. Double top 5 aux Championnats de France de course en montagne, ancien vice-champion de France de semi-marathon et vainqueur de plusieurs montées dans le Gard, il s’est tourné vers le kilomètre vertical dès les premiers Championnats de France de la discipline, en 2013. Si les Alpes l’attendent début août, c’est pourtant dans le Gard qu’il affine sa préparation. L’Ermitage, le Mont Bouquet ou encore les sentiers des Cévennes lui offrent un terrain idéal. "Ici, les rampes atteignent 15 à 20 %. En plus, une partie du parcours est ombragée, ce qui est appréciable avec les fortes chaleurs."
Une préparation minutieuse
Pour son échauffement, le coureur vient modestement de faire l’aller-retour au crassier d’Alès, à peine le souffle court. Pour limiter les risques de blessure, il alterne chemins et portions goudronnées. Car l’effort est aussi violent que bref. "Le plus difficile, c’est de tenir un effort maximal pendant toute la montée. Les cuisses brûlent rapidement. Il faut rester juste à la limite de la zone rouge, sans basculer dedans." Cette préparation demande plusieurs mois d’entraînement, du renforcement musculaire, une attention particulière à l’hydratation et un poids maîtrisé. "En montée, chaque kilo compte. Il faut être léger tout en gardant de la puissance dans les jambes." Manager chez Enedis et licencié à l’ACNA d’Anduze, Ludovic Dumas s’entraîne plusieurs fois par semaine sur ce type de pente spécifique. À Méribel, il espère désormais décrocher une place parmi les cinq meilleurs de sa catégorie Master 2.



