La ville de Rochefort-du-Gard, dans le Gard, a officialisé la création de zones sans tabac et sans vapotage. Cette mesure, effective depuis le début du mois, vise à réduire l'exposition des habitants, en particulier des plus jeunes, à la fumée de cigarette et aux émanations des cigarettes électroniques. Les périmètres concernés incluent les abords des écoles, des crèches et des équipements sportifs municipaux.
Un périmètre ciblé autour des lieux fréquentés par les enfants
Concrètement, ces espaces sans tabac et sans vapotage sont matérialisés par une signalétique spécifique installée aux entrées des zones concernées. Les agents municipaux sont chargés de veiller au respect de cette nouvelle règle, qui s'appuie sur un arrêté municipal. La ville précise que cette initiative s'inscrit dans une démarche de santé publique, soutenue par l'Agence régionale de santé (ARS) Occitanie.
Selon la mairie, l'objectif est de "préserver la santé des enfants et des familles" en limitant le tabagisme passif et en encourageant une dynamique de dénormalisation du tabac. Le maire, Patrick Vacaris, a souligné l'importance de "créer un environnement plus sain pour les générations futures". Cette action locale rejoint les recommandations nationales du Programme national de lutte contre le tabac.
Une mesure progressive et pédagogique
La municipalité indique que cette première phase concerne les lieux les plus fréquentés par les mineurs. D'autres secteurs pourraient être ajoutés à l'avenir, en fonction des retours et de l'efficacité du dispositif. Pour l'heure, aucune sanction n'est prévue : la démarche se veut avant tout pédagogique, avec une période d'information auprès des usagers.
Cette initiative fait écho à des expériences similaires menées dans d'autres communes françaises, où les zones sans tabac se multiplient depuis quelques années. Rochefort-du-Gard devient ainsi l'une des premières villes du Gard à intégrer le vapotage dans ces restrictions, une spécificité notable alors que la cigarette électronique est souvent perçue comme une alternative moins nocive.
Un impact attendu sur les comportements
Les élus espèrent que cette mesure contribuera à réduire le tabagisme dans l'espace public et à protéger les non-fumeurs. Selon l'ARS, le tabagisme passif est responsable de plusieurs milliers de décès par an en France, et les enfants sont particulièrement vulnérables. En agissant localement, la ville veut montrer l'exemple et encourager d'autres collectivités à suivre cette voie.
À terme, la mairie prévoit d'évaluer l'impact de ces zones sur la fréquentation et les comportements, avec un bilan à la fin de l'année. Les habitants sont invités à signaler toute difficulté ou suggestion via les services municipaux. Cette démarche s'inscrit dans une politique plus large de promotion de la santé, qui pourrait inclure d'autres actions de prévention dans les mois à venir.



