Rentrée scolaire : les familles de Menton et Roquebrune en quête de bonnes affaires
Rentrée scolaire : les familles de Menton et Roquebrune en quête de bonnes affaires

À quelques jours de la rentrée scolaire, prévue mardi 1er septembre, les listes de fournitures sont de sortie. Cahiers, stylos, classeurs, crayons de couleur, feutres, colle… Dans les papeteries de Menton et des communes voisines, les familles se succèdent, liste à la main. Certaines ont anticipé leurs achats dès le début de l’été. D’autres attendent le dernier moment, parfois parce que les listes sont arrivées tard, parfois pour profiter des promotions. Avec les fortes chaleurs, l’affluence est particulièrement importante en fin de journée.

Une affluence record en fin de journée

Chez Bureau Vallée à Menton, Mélissa et Hervé Claisse, qui ont repris l’enseigne en 2024, constatent une forte affluence cette semaine. « Après la prime de rentrée scolaire, qui est tombée autour du 18 août, nous avons eu énormément de monde, notamment avec le retour des vacances », expliquent-ils. Le début de la période avait pourtant été plus calme, entre la canicule et les grands rendez-vous sportifs de l’été comme la Coupe du monde de foot. Mais le rush est désormais bien là. « Après 16 heures, le magasin peut vraiment être plein, avec une file d’attente en caisse. Les gens aiment de plus en plus venir en magasin, regarder les produits et comparer les prix », raconte Mélissa Claisse.

Faire le tri avant de remplir le panier

Cette attention au budget passe aussi par une autre habitude : ne plus systématiquement remplacer ce qui peut encore servir. Cartables, classeurs ou fournitures déjà présents à la maison sont conservés lorsque leur état le permet. « Les parents font vraiment attention. Ils regardent ce qu’ils ont déjà à la maison et ce qu’ils peuvent conserver », constate Mélissa Claisse. Une tendance que partage Jean-Michel Goupillou, patron de la librairie-papeterie Les Mandarins, à Roquebrune-Cap-Martin. Installé depuis 1984, le commerçant a vu évoluer les habitudes. Pour lui, la première étape consiste justement à faire l’inventaire. « Je leur conseille d’abord de faire le point sur ce qu’ils ont déjà, afin de diminuer le coût des achats. » Sa méthode permet aussi d’éviter le rush de dernière minute. « Chez nous, la rentrée commence dès le 20 juin. Les familles déposent leur liste, partent en vacances et viennent récupérer les fournitures à leur retour. À quelques jours du 1er septembre, le véritable rush commencera donc surtout samedi, avec le retour des vacanciers », explique-t-il.

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Des budgets surveillés

Les deux commerçants constatent néanmoins des différences dans les habitudes. À Menton, les familles ont davantage tendance à étaler leurs dépenses. À Roquebrune, les clients achètent généralement l’ensemble de la liste en une fois, après avoir retiré les fournitures qu’ils possèdent déjà. Le prix reste, lui, un critère commun. Chez Bureau Vallée, le panier moyen se situe autour de 35 euros, avec plusieurs gammes permettant de s’adapter aux budgets. « Certaines mamans me disent : "J’ai tel budget et je ne peux pas trop le dépasser parce que j’ai deux ou trois enfants." Et on arrive toujours à respecter leur budget », raconte Mélissa Claisse. Chez Les Mandarins, une remise de 10 % est appliquée sur les listes scolaires. Jean-Michel Goupillou mise également sur des produits de marques comme Clairefontaine ou Exacompta, proposés à des tarifs négociés.

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Les bonnes affaires avant tout

Dans les rayons, les familles cherchent donc le bon équilibre entre les fournitures demandées et leur budget. Carole, mère de deux lycéens à Menton, est venue cette année au dernier moment. « La liste nous a été envoyée seulement quelques jours avant », explique-t-elle. Face à la hausse des prix ces dernières années, elle apprécie de pouvoir choisir entre des produits d’entrée de gamme et des articles de marque. Même démarche pour Marie, mère de deux collégiens. Rentrée de vacances la veille, elle a volontairement attendu avant de faire ses achats, dans l’espoir de bénéficier de prix avantageux. « J’ai trouvé beaucoup de promotions, surtout sur les cahiers », se réjouit-elle. Un réflexe que les commerçants constatent eux aussi. Chez Bureau Vallée, les familles se tournent davantage vers les premiers prix, tout en continuant à acheter certains produits de marque lorsqu’une promotion les rend accessibles. À Roquebrune, Jean-Michel Goupillou observe la même évolution avec les articles fantaisie : les parents continuent à vouloir faire plaisir à leurs enfants, mais privilégient désormais des produits moins coûteux.

Et pourquoi pas Vintimille ?

Pour réduire la facture, certains parents pourraient être tentés de traverser la frontière. Mais pour les fournitures scolaires, le calcul n’est pas forcément intéressant. Marco Muraro, patron de la papeterie Logoteca à Vintimille, confirme accueillir une clientèle française, notamment pour les sacs, les stylos et les trousses. Mais pour les cahiers, principal produit des listes scolaires, le choix transfrontalier se complique. La raison est simple : la réglure des cahiers italiens est différente de celle demandée dans les établissements français. « Pour les fournitures scolaires, il n’y a donc pas vraiment de phénomène d’achat transfrontalier. Les élèves de l’école française scolarisés à Vintimille font même parfois le chemin inverse », explique le commerçant. À cinq jours de la rentrée, les familles mentonnaises peuvent donc chercher les bonnes affaires de l’autre côté de la frontière. Mais pour remplir une liste scolaire française, les papeteries du secteur restent incontournables.