PCF dénonce une hausse «injuste» des tarifs périscolaires à Alès
PCF dénonce hausse «injuste» des tarifs périscolaires

Les nouveaux tarifs de la cantine, de la garderie et des accueils périscolaires, qui entreront en vigueur le 1er septembre prochain, suscitent une vive réaction de la section alésienne du Parti communiste français (PCF). Le parti dénonce une décision «injuste», alors que la grille tarifaire, présentée lors du dernier conseil municipal du 29 juin par le maire Gaël Mancuso, prévoit une augmentation selon le quotient familial.

Une hausse de 30 % pour les plus modestes

La tranche A, celle des foyers les plus modestes, voit le prix du repas passer de 3 € à 3,90 €, soit une progression de près de 30 %. Pour le maire, Gaël Mancuso, ce choix est assumé : «Les familles de la tranche A bénéficient souvent d’aides et peuvent récupérer leurs enfants à midi. Je ne veux pas que la solidarité soit toujours payée par les mêmes. Pourquoi toujours taxer ceux qui travaillent ?»

Mais pour Cécile Alphon-Layre, secrétaire de la section d’Alès du PCF, «cette décision est injuste au vu de l’inflation actuelle. Ce n’est pas un geste anodin que l’augmentation soit la plus forte pour les ménages en difficulté. C’est aussi une vraie méconnaissance du niveau de vie de beaucoup de travailleurs. Car les personnes qui se trouvent dans cette tranche-là ne sont pas forcément sans emploi, mais des salariés rémunérés au Smic ou des familles monoparentales, dont la commune en compte 193».

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Un discours qui oppose les habitants

Au-delà des chiffres, les communistes s’inquiètent du discours qui accompagne cette révision tarifaire. Ils reprochent au maire (classé divers droite, il s’affiche proche du Rassemblement national sur les réseaux sociaux) d’avoir laissé entendre que les demandeurs d’emploi pouvaient garder leurs enfants à domicile, estimant que «cette présentation oppose les habitants entre eux».

Le PCF rappelle que la précarité ne concerne pas uniquement les personnes sans emploi et souligne que «le taux de pauvreté de la commune (15 %) est supérieur à son taux de chômage (12,7 %)». La section communiste d’Alès appelle la municipalité à revenir sur cette hausse tarifaire et à ouvrir une concertation avec les représentants des parents d’élèves.

Des critiques sur d’autres décisions municipales

Ancien conseiller municipal sous le mandat de Jean-Michel Perret, Olivier Mauras partage ces inquiétudes et critique également «la diminution des subventions aux associations, ainsi que le rétablissement de l’éclairage public durant la nuit : cela ne change rien à la délinquance, c’est prouvé. En revanche, il y a un impact négatif sur la biodiversité», estime-t-il.

Pour le PCF, la cantine, la garderie et les accueils périscolaires sont des services publics essentiels qui méritent mieux «qu’une logique comptable».

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