Selon une étude Ifop-Edenred, 91 % des actifs français déclarent prendre une pause déjeuner, dont 79 % quotidiennement. Ce moment est considéré comme nécessaire, voire indispensable, par 88 % des répondants, symbole de la culture du repas et de la gastronomie.
Un rituel collectif et régionalisé
La pause déjeuner est un rituel collectif : la moitié des actifs la partagent avec des collègues, clients ou prestataires, et 14 % avec leurs proches. Sa durée moyenne est de 46 minutes. L'heure du repas varie selon les régions : les actifs déjeunent plus tôt à l'est de la France et plus tard à l'ouest, la majorité se situant entre 12 h et 13 h.
Jérôme Fourquet, directeur du département Opinion et stratégies d'entreprise à l'Ifop, souligne : « Les actifs sacralisent ce rituel malgré les évolutions des modes de travail. La pause déjeuner est ainsi un élément constitutif de la qualité de vie au travail et du développement du lien social au sein des organisations. »
Hausse du déjeuner fait maison
Le télétravail et les tensions de pouvoir d'achat modifient les habitudes : près des deux tiers des actifs déjeunent à domicile ou apportent un repas fait maison. Cette tendance est plus marquée en régions (68 %) qu'en Île-de-France (46 %). Les femmes (71 %) sont nettement plus enclines que les hommes (56 %) à opter pour le déjeuner maison, et les travailleurs indépendants y recourent davantage (75 %).
Ilan Ouanounou, directeur général d'Edenred France, explique : « Le déjeuner fait maison est lié aux arbitrages budgétaires et dans une certaine mesure aux nouveaux modes de travail. Le titre-restaurant joue un rôle clé puisque les actifs qui en bénéficient sont plus de deux fois plus nombreux à acheter leur déjeuner en restauration que ceux qui n'y ont pas accès. »
Impact des titres-restaurant sur les dépenses
Les actifs bénéficiant de titres-restaurant dépensent en moyenne 25 % de plus pour leur pause déjeuner (10 euros) que ceux qui n'en bénéficient pas (7,5 euros). Si leurs titres-restaurant leur étaient retirés, trois quarts des bénéficiaires déclarent qu'ils iraient moins souvent au restaurant ou y dépenseraient moins.



