Laure, assistante de direction de 53 ans, a partagé son expérience de voyage en solo au Japon, organisé sur un coup de tête en 2013, qui l'a aidée à surmonter le deuil de sa tante. Dans un entretien accordé à Henri Rouillier, elle décrit comment cette aventure lui a offert une « liberté absolue ».
Un déclencheur lié à Fukushima
En 2011, Laure a été profondément marquée par la catastrophe nucléaire de Fukushima. « Je me souviens être restée toute la journée scotchée devant les images de cette grande vague recouvrant les champs », confie-t-elle. Bien qu'inquiète pour les victimes, cette envie d'aller au Japon n'a fait que croître, malgré les craintes liées aux radiations.
Un voyage face au deuil
Au même moment, sa tante, qui l'a presque élevée, a reçu un diagnostic de cancer du pancréas. Sachant qu'il lui restait deux ans à vivre, Laure a décidé de partir. « Libérée des contraintes d'agenda et d'horaires, j'errais quitte à me perdre, dans une forme de liberté absolue », raconte-t-elle. Ce voyage lui a permis de laisser ses soucis derrière elle.
Une expérience transformatrice
Laure a tout fait pour ne pas laisser sa tête en France, se plongeant dans la culture japonaise. Elle souligne que voyager seule lui a offert une indépendance totale, loin des contraintes quotidiennes. « Je passais des vacances incroyables », ajoute-t-elle, citant la pudeur moins présente lors des voyages en solo.



