La 32e édition du festival Autres Rivages, qui s'est tenue fin juin 2026 à Uzès, a connu une année difficile. Comme en viticulture, certains crus sont meilleurs que d'autres, et celui de 2026 appartient à la deuxième catégorie. La canicule, avec ses records de température, et la Coupe du monde de football, qualifiée de "meilleur ennemi du spectacle vivant", ont considérablement impacté le nombre d'entrées et mis à mal l'autofinancement du festival.
Une programmation audacieuse insuffisante
Pourtant, une large communication accompagnait une programmation audacieuse qui, en théorie, aurait dû résister à ces deux événements. Le festival proposait notamment Zeid Halman, surnommé "le pape de l'underground libanais", une création mêlant la voix de la chanteuse lyrique tunisienne Alia Sellami aux sons cristallins de l'Euphone de Marc Antoine Millon, orchestrés par Jean-Benoit Gosse en diffusion 5.1, ainsi que le chant sorcier de la chanteuse éthiopienne Etenesh Wassié. Malgré ces attraits, l'affluence attendue n'a pas été au rendez-vous.
Le changement climatique bouleverse les concerts en plein air
Depuis deux ans, la canicule fait son apparition fin juin, bien avant les traditionnelles grosses chaleurs de fin juillet/début août. Ce phénomène, lié au changement climatique, impacte désormais les concerts hors des murs. Une réflexion devient urgente sur les conditions de production des festivals de plein air. Plusieurs solutions sont envisagées, comme l'utilisation de la salle de l'Ombrière, la salle polyvalente agrémentée d'améliorations, ou encore une couverture novatrice rafraîchissante du jardin de l'Évêché, qui pourraient améliorer la qualité et le confort d'accueil.
Un appel à l'adaptation
Selon le correspondant de Midi Libre, "les changements climatiques impactent dorénavant les concerts hors les murs". Le festival doit donc repenser son organisation pour faire face à ces nouvelles contraintes. L'édition 2026 restera comme un avertissement pour les organisateurs, qui devront innover pour pérenniser l'événement.



