Dave à Contes : 10 ans sans Nostalgie, l'autodérision intacte
Dave à Contes : 10 ans sans Nostalgie, autodérision intacte

Dave, le chanteur néerlandais de 82 ans, s'est produit ce jeudi 13 août au soir au théâtre de Verdure de Contes, dans le cadre du festival Païoun Ven. Avant de monter sur scène, il a accordé un entretien à nos confrères de Nice-Matin, revenant sur sa carrière, sa longévité et son lien particulier avec la France. Il a notamment confié, avec humour : « J'ai conscience que le temps passe, ça fait 10 ans que je ne passe plus sur Nostalgie ! »

Une carrière jalonnée de tubes et d'anecdotes

Dave, de son vrai nom Wouter Otto Levenbach, est une idole pour plusieurs générations, connu pour des titres comme Vanina ou Du côté de chez Swann. Il a également marqué les esprits par son apparition dans la comédie culte La Cité de la peur, avec une scène tournée à l'aéroport de Nice, et par un spot publicitaire mémorable vantant son amour de l'Edam et du fromage hollandais.

Lors de l'entretien, Dave a partagé une anecdote amusante : « J'étais tombé sur une cérémonie autour du cinéma sur Canal+ dans laquelle on lui avait fait remarquer qu'il me ressemblait. Évidemment, il ne savait pas qui j'étais, sourit le chanteur. Et peu de temps après, on lui demande s'il connaissait des chansons françaises et s'il pouvait en fredonner une. Il avait répondu : Ask Dave ! Cela avait fait ma soirée, j'étais très flatté. »

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Quatre millions de ventes pour cinq titres emblématiques

Interrogé sur sa discographie, Dave a souligné l'importance de certains titres : « Le public, assez jeune, me connaît pour Vanina et Du côté de chez Swann, c'est déjà très bien. Les plus avertis pourront citer aussi Dansez maintenant, Est-ce par hasard ? et Mon cœur est malade. Ces cinq titres représentent quatre millions de ventes. »

Malgré son âge, Dave se montre hyperactif et toujours en mouvement. Il a également évoqué ses souvenirs de jeunesse, notamment sa découverte de Saint-Tropez où il a fait la manche dans les années 1960 : « J'étais à Paris, je cherchais à me faire des sous et on m'avait dit que c'était sur le port de Saint-Tropez, l'été, qu'il fallait apporter son chapeau et sa guitare pour se faire connaître et gagner un peu de sous. C'est là que j'ai compris que je jouais mon avenir. La ville n'a pas changé, j'y reviens tous les ans en pèlerinage. »

Un amour sincère pour la France, sans naturalisation

Dave a expliqué pourquoi il n'a jamais demandé la nationalité française : « Quand je suis arrivé en 1965, j'avais 21 ans, c'était l'âge de la majorité à l'époque, il n'y avait pas encore de système de double nationalité comme on peut le voir aujourd'hui. Et puis je me suis mis en couple avec Patrick Loiseau, mon parolier, le 7 février 1971. On a commencé à parler de mariage, d'union, mais il n'y avait rien pour encadrer notre couple, surtout en cas de pépin pour le survivant. Et un jour, c'est Marc-Olivier Fogiel, dont je suis très proche, qui nous a conseillé de nous marier, de faire des démarches car cela aurait pu accélérer ma demande de naturalisation française. On s'est mariés mais je n'ai pas poursuivi les démarches pour la double nationalité. »

Il a ajouté : « Quand la police m'arrête, elle ne me demande pas mes papiers mais un autographe. Mais je me sens Français, à 100 %, je chante en français, je vis en France, je parle français, malgré tout, j'ai gardé les défauts et les traits de caractère des Hollandais qui, comme les Anglais, ont un grand sens de l'autodérision. »

Une complicité avec le public et les bénévoles

Dave a également fait preuve de son humour avec les bénévoles du festival. À une bénévole qui lui demandait une photo, il a répondu : « Avec joie, c'est 20 euros. C'est moi qui vous donne 20 euros par contre, on le déduira de mon cachet que je touche grâce à vous, si j'en ai un ! (rires) »

Avant de monter sur scène, il a pris la pose avec l'ensemble du personnel du comité des fêtes locales, un groupe de tous les âges, preuve que le chanteur rassemble. Il a conclu avec une touche d'humour : « Souvent, quand des jeunes filles me demandent un autographe, elles rajoutent que c'est pour leur grand-mère et ça me flatte un peu. (rires) »

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