Convention citoyenne sur le périscolaire à Paris : une initiative inédite mais contestée
Ce lundi 18 mai s'ouvre la convention citoyenne sur le périscolaire voulue par le maire (PS) de Paris, Emmanuel Grégoire. Lancée après des mois de scandales dans les écoles, cette initiative inédite laisse les acteurs de ce dossier très réservés.
En janvier, alors candidat à la mairie de Paris, Emmanuel Grégoire l'annonçait déjà : une fois élu, il organiserait une convention citoyenne sur le périscolaire, sur les temps scolaires et sur les droits de l'enfant, à l'image de la convention nationale, « afin de réunir tout le monde autour de la table », pour discuter des « modalités, du contenu et de l'organisation du temps scolaire ».
Cinq mois et une élection plus tard, alors que le scandale des violences dans le périscolaire n'en finit pas, nous y sommes : un panel de 80 parents parisiens, tirés au sort, prendra part ce lundi 18 mai à la soirée de lancement, à l'Hôtel de Ville. Pendant un mois, plusieurs sessions seront organisées avec des auditions d'experts, de professionnels et de responsables politiques.
Cette convention citoyenne vise à repenser en profondeur l'organisation du périscolaire à Paris, en impliquant directement les citoyens. Cependant, de nombreux acteurs du secteur restent sceptiques quant à son efficacité réelle. Certains dénoncent un manque de moyens concrets, d'autres une temporalité trop courte pour aboutir à des propositions solides. Les associations de parents d'élèves, bien que favorables à une participation citoyenne, attendent des mesures immédiates pour protéger les enfants.
Le maire de Paris espère que cette convention permettra de restaurer la confiance entre les familles et les institutions, après les révélations de violences sexuelles dans les activités périscolaires. Les travaux devraient aboutir à des recommandations qui seront soumises au vote du Conseil de Paris.



