Les cloches nocturnes de La Garnache divisent habitants et municipalité
Les habitants du centre de La Garnache, en Vendée, sont à bout de nerfs. Après une première tentative avortée en 2018, les riverains de l'église Notre-Dame de l'Assomption tentent de nouveau de faire taire les cloches pendant la nuit, comme le rapporte France 3 Pays-de-la-Loire. La raison de cette mobilisation est simple mais accablante : selon le décompte précis d'un administré, les cloches carillonnent pas moins de 726 fois entre 22 heures et 7 heures du matin.
Un carillon mélodieux mais envahissant
« Nous avons un beau carillon, qui sonne un quart de la mélodie au quart d'heure, la moitié à la demie, et la mélodie complète à l'heure entière », détaille cet habitant. Cependant, cette mélodie traditionnelle devient rapidement une source d'épuisement pour ceux qui tentent de dormir. « L'été, il faut choisir entre avoir très chaud en fermant les fenêtres ou bien entendre les cloches et ne pas dormir », déplore ce même riverain auprès de Ouest-France.
Face à cette situation, un collectif de résidents s'est formé et a adressé une nouvelle pétition, rassemblant une quarantaine de signatures, ainsi qu'une vingtaine de courriers à la mairie. « Nous ne sommes pas contre les traditions, ni pour arrêter les cloches la journée. Seulement la nuit », explique une Vendéenne impliquée dans la démarche.
Un mécanisme historique et rare
Le collectif réclame donc un changement du système au sein de l'église, permettant de régler les temps de sonneries des cloches et ainsi de garantir un repos correct et serein aux habitants. Cette décision relève du maire, qui est le garant de la tranquillité publique sur sa commune.
Interrogé par Ouest-France, le premier édile, François Petit, réaffirme son attachement au patrimoine local. « Le mécanisme est exceptionnel, il n'y en a que deux modèles en Vendée. Il est tout mécanique avec rien d'automatisé », indique-t-il. Cette rareté rend la situation d'autant plus complexe.
L'élu envisage désormais de se rapprocher de la Direction régionale des affaires culturelles et de demander de nouveaux devis pour le changement du mécanisme. Il n'exclut pas de lancer une consultation publique avant de mettre ce sujet épineux à l'ordre du jour d'un prochain conseil municipal.