Champigny-sur-Marne : dix ans de prison pour le viol en réunion d'une adolescente
Champigny : dix ans de prison pour viol en réunion d'une ado

Une condamnation sévère pour un crime odieux à Champigny-sur-Marne

Le tribunal pour enfants de Créteil a rendu son verdict mercredi dans une affaire de viol en réunion qui a profondément marqué la cité des Mordacs à Champigny-sur-Marne, dans le Val-de-Marne. Deux jeunes, mineurs au moment des faits survenus en 2020, ont été condamnés à dix ans de prison pour le viol collectif de Milly, une adolescente de 18 ans. Un troisième individu a écopé de six ans de réclusion pour complicité dans cette agression d'une rare violence.

Le calvaire de Milly dans la cité des Mordacs

La jeune femme, qui vivait alors près de Niort mais séjournait temporairement en région parisienne, avait été abandonnée par des amis dans un local des parties communes de cette résidence du Val-de-Marne. C'est là que son cauchemar a commencé. Huit hommes, presque tous cagoulés, l'ont d'abord frappée violemment avant que plusieurs d'entre eux ne la violent sous le regard passif des autres témoins qui n'ont pas réagi.

L'horreur a atteint son paroxysme lorsque, après ces sévices insoutenables, Milly a été menacée avec un pistolet sur la tempe pour la contraindre au silence. Comme elle l'a confié au Monde qui a révélé l'affaire fin 2024, elle a vécu « les pires heures de sa vie » lors de cette nuit traumatisante.

Une enquête rapide grâce aux preuves ADN

La victime a finalement trouvé le courage de déposer plainte le 23 avril 2021, près d'un an après les faits. L'enquête a rapidement progressé grâce à l'ADN retrouvé sur le legging et la culotte de Milly, permettant l'interpellation de quatre mineurs suspectés d'être impliqués dans cette agression collective.

Les deux jeunes condamnés à dix ans de prison font partie de ces interpellés, tandis que le troisième condamné à six ans a été reconnu complice de ces actes barbares. La justice a donc pris une décision ferme face à la gravité exceptionnelle des violences subies par l'adolescente.

D'autres procès à venir pour compléter le dossier judiciaire

Cette affaire judiciaire n'est pas encore close. Deux autres mineurs, qui avaient 16 ans à l'époque des faits et sont soupçonnés d'avoir participé au viol, comparaîtront prochainement devant la cour d'assises des mineurs. Ils seront jugés aux côtés d'un autre accusé, majeur celui-ci, poursuivi pour menaces de mort dans cette même affaire.

Le système judiciaire français démontre ainsi sa détermination à poursuivre tous les responsables de cette agression collective, qu'ils aient été mineurs ou majeurs au moment des faits.

Les séquelles durables pour la victime

Les conséquences pour Milly ont été catastrophiques sur le plan psychologique. Depuis ces événements traumatisants, la jeune femme a tenté de mettre fin à ses jours et souffre de sévères répercussions psychiatriques, notamment un syndrome de stress post-traumatique particulièrement invalidant.

Son témoignage poignant révèle l'ampleur des dommages collatéraux de tels actes criminels, qui laissent des marques indélébiles bien au-delà du moment de l'agression. Le chemin vers la reconstruction s'annonce long et difficile pour cette victime qui a subi l'indicible.