Cheveux bouclés : le poids des préjugés persiste
Cheveux bouclés : le poids des préjugés persiste

Les vidéos de Shyness, coiffeuse à Montpellier, fascinent par leur approche : elle sublime les boucles de ses clientes, souvent d’origines africaines, métisses ou européennes. Au-delà du classique avant/après, ce sont les conversations qui frappent, véritables mini-thérapies. Ces femmes et jeunes filles partagent un point commun : elles ont des cheveux bouclés, mais presque toutes ont un problème avec eux, les jugeant avec une sévérité stupéfiante.

Une souffrance partagée

« J’assume pas » est la phrase la plus prononcée dans ces courtes vidéos. Certaines arrivent la tignasse cachée sous un bonnet, d’autres portent une capuche par-dessus un bonnet de nuit, trop honteuses pour montrer leurs cheveux. Une cliente confesse des plaquages si prononcés qu’elle souffre d’alopécie, une autre a des crevasses dans le crâne. Ces témoignages révèlent une pression sociale persistante contre les cheveux non-lissés.

Un phénomène de société

Selon Rue89, cette question existentielle interroge la persistance des préjugés. La coiffeuse Shyness, en valorisant les boucles, aide ses clientes à se réconcilier avec leur identité capillaire. Les vidéos, devenues virales, montrent que le problème dépasse la simple coiffure : il touche à l’estime de soi et à l’acceptation de ses origines.

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