Canicule : l'angoisse des étudiants dans les petits logements
Canicule : étudiants angoissés dans les petits logements

Sous l'effet de la canicule qui frappe la France, de nombreux étudiants logés dans de petites surfaces sans climatisation se retrouvent dans des conditions de vie et d'étude particulièrement éprouvantes. Certains témoignent de malaises récurrents et de l'impossibilité de réviser efficacement.

Des logements étudiants surchauffés

Les petits logements étudiants, souvent des studios ou des chambres de moins de 20 mètres carrés, deviennent de véritables fournaises lors des vagues de chaleur. Sans isolation adéquate ni système de refroidissement, la température intérieure peut dépasser les 35 degrés Celsius, rendant le sommeil et le travail intellectuel quasi impossibles. "Je frôle le malaise à chaque fois que je me lève", confie Clara, 22 ans, étudiante en droit à Paris, qui vit dans un studio de 14 mètres carrés sous les toits. "Je ne peux pas ouvrir les fenêtres à cause du bruit et de la pollution, et le ventilateur ne fait que brasser de l'air chaud."

L'impossibilité de réviser pendant la canicule

Les examens de fin d'année, notamment les partiels de rattrapage, tombent souvent en période de canicule. Les étudiants doivent alors choisir entre tenter de réviser dans une chaleur étouffante ou chercher des lieux climatisés comme les bibliothèques universitaires, souvent saturées. "J'ai dû aller à la bibliothèque à 7 heures du matin pour avoir une place, mais même là, il y avait trop de monde et l'air était vicié", raconte Antoine, 20 ans, en licence de sciences. Selon une enquête de l'Union nationale des étudiants de France (Unef) publiée en 2025, 68% des étudiants logés dans des petites surfaces déclarent que la chaleur affecte négativement leurs révisions.

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Des conséquences sur la santé

Au-delà des difficultés d'apprentissage, la chaleur excessive a des répercussions directes sur la santé. Les maux de tête, les nausées, les vertiges et les troubles du sommeil sont fréquents. "J'ai déjà fait un malaise en plein cours à cause de la chaleur accumulée dans mon logement", témoigne Léa, 23 ans, en master de lettres. Les médecins alertent sur les risques de déshydratation et de coup de chaleur, particulièrement chez les étudiants qui n'ont pas accès à une douche ou à un espace frais. Le Dr. Sophie Martin, généraliste à Lyon, explique : "Les jeunes ne sont pas à l'abri des coups de chaleur, surtout s'ils passent plusieurs jours dans une pièce surchauffée sans pouvoir se rafraîchir."

Des solutions insuffisantes

Face à cette situation, les universités tentent de mettre en place des solutions : ouverture de salles climatisées, horaires aménagés, distribution d'eau. Mais ces mesures restent insuffisantes face à l'ampleur du problème. Le ministère de l'Enseignement supérieur a annoncé un plan de rénovation des cités universitaires, mais les travaux prennent du temps. En attendant, les étudiants s'organisent : certains se réfugient dans les centres commerciaux climatisés, d'autres dorment chez des amis mieux logés. "C'est une course à la survie chaque été", déplore Paul, 21 ans, en école d'ingénieurs. "On ne devrait pas avoir à choisir entre réussir ses examens et sa santé."

Un appel à des mesures structurelles

Les associations étudiantes réclament des mesures structurelles : isolation thermique des logements, installation de climatiseurs réversibles, création d'espaces de travail frais. "Il est urgent d'adapter le parc immobilier étudiant au changement climatique", insiste Marie Dupont, présidente de l'Unef. "Les petites surfaces sont les premières touchées, et les étudiants sont les oubliés des politiques de rénovation énergétique." Alors que les canicules se multiplient, la question devient cruciale pour l'égalité des chances et la réussite universitaire.

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