Le lundi 21 septembre, aux alentours de 18 h 30, des dizaines de voyageurs sont restés bloqués en gare de Béziers, dans l'Hérault, après l'arrivée d'un train liO à destination d'Avignon avec une seule rame, déjà pleine à craquer. Malgré une attente prolongée, aucun message d'excuse ni explication n'a été diffusé par la SNCF, qui a écarté les hypothèses d'un lien avec l'incendie entre Narbonne et Béziers ou l'accident de passage à niveau près de Toulouse.
Une scène de cohue à la gare de Béziers
Ce lundi, en fin de journée, la gare de Béziers a été le théâtre d'une scène digne du film Titanic, selon les témoignages recueillis. Le train liO prévu à 18 h 23, censé desservir Agde, Montpellier et Avignon, est arrivé avec du retard et une seule rame. À l'heure de pointe, la descente de quelques voyageurs n'a pas suffi à réguler l'affluence, et une véritable foire d'empoigne s'est engagée pour tenter de s'arracher les derniers centimètres carrés du wagon.
« On va pas réussir à monter là », a lancé Sophie, une trottinette électrique à la main, réalisant qu'elle allait devoir sacrifier sa soirée. Comme elle, des dizaines de passagers, dont trois adolescents résignés, sac sur le dos, sont restés à quai, sans solution. Certains ont même dû quitter la gare et appeler un taxi pour rentrer chez eux, rapporte le journaliste Simon Rothé.
Un conducteur contraint d'intervenir
Après plusieurs minutes d'attente, le conducteur du train a dû diffuser un message pour ordonner aux voyageurs toujours à quai « d'arrêter de gêner la fermeture des portes ». Dans les allées du wagon, la promiscuité était extrême : poussettes, vélos, valises s'entassaient, et trois à quatre personnes s'étaient même recluses dans les toilettes.
Le train suivant, prévu à 18 h 43, est finalement passé avec 1 h 10 de retard, laissant les voyageurs bloqués sans autre alternative que d'attendre plus d'une heure sur le quai. Malgré ces perturbations, les contrôleurs ont assuré la sécurité de tous, veillant à verbaliser les voyageurs en situation d'irrégularité.
La SNCF écarte les causes externes
Interrogée, la SNCF a écarté l'hypothèse d'un lien entre ces perturbations et l'incendie qui s'est déclaré dans la journée entre Narbonne et Béziers. « Cela a entraîné quelques bouleversements très localisés entre Cerbères et Perpignan mais tout est revenu à la normale à partir de 18 h », a expliqué la compagnie ferroviaire.
L'hypothèse des conséquences de l'accident de passage à niveau survenu dans l'après-midi vers Toulouse a également été écartée. Aucune explication n'a été trouvée pour justifier la présence d'une seule rame à 18 h 30 en gare de Béziers. Aucun message d'excuse n'a été diffusé, et les voyageurs n'ont reçu aucune information sur les raisons de cette situation.



