Aïd-el-Kébir 2026 : le préfet interdit l'abattage hors abattoir dans les Alpes-Maritimes
Aïd-el-Kébir : abattage interdit hors abattoir dans les Alpes-Maritimes

À quelques jours de l'Aïd-el-Kébir, célébré le mercredi 27 mai 2026, le préfet des Alpes-Maritimes, Laurent Hottiaux, a pris des mesures strictes pour encadrer le transport et l'abattage des ovins. Ces dispositions, valables jusqu'au 2 juin 2026, visent à prévenir les risques sanitaires et à garantir le bien-être animal.

Interdiction de l'abattage hors abattoir

L'abattage rituel est strictement interdit en dehors des abattoirs agréés. Dans la région, 16 établissements sont autorisés à pratiquer ces abattages durant la période de l'Aïd : 3 abattoirs pérennes (Sisteron, Gap, Guillestre) et 13 abattoirs temporaires, notamment à Toulon, Hyères, Tourrettes, La Roque Esclapon, Trets, Istres, Arles ou Bédarrides. Aucun abattoir n'est situé dans les Alpes-Maritimes.

Transport et détention d'ovins réglementés

Le transport d'ovins vivants est interdit dans le département depuis le 5 mai et jusqu'au 2 juin, sauf pour les acheminements vers des abattoirs agréés, des cabinets vétérinaires ou entre deux exploitations d'élevage déclarées. De plus, la détention et la cession d'ovins ou de caprins vivants sont interdites à toute personne ne pouvant justifier d'une déclaration auprès de l'établissement de l'élevage rural régional (EDER).

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Risques sanitaires et sanctions

Ces mesures visent à lutter contre les abattages clandestins, réalisés « en contradiction avec les règles élémentaires d'hygiène et de protection animale », mais aussi à prévenir la diffusion de maladies contagieuses, notamment la fièvre catarrhale ovine, dans une période de forte activité des insectes vecteurs. « L'absence d'inspection officielle des animaux et de leurs carcasses durant les transports et les abattages représente un important risque de transmission de maladies contagieuses, notamment pour l'homme », précise le communiqué préfectoral.

Les services de l'État et les forces de l'ordre seront « particulièrement attentifs » au respect de ces mesures. Toute personne impliquée dans un abattage hors abattoir autorisé encourt des sanctions pouvant aller jusqu'à une peine de prison et 15 000 euros d'amende.

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