Landes : 7 000 pêcheurs attendus pour l'ouverture de la pêche à la truite
Landes : 7 000 pêcheurs pour l'ouverture de la pêche à la truite

Landes : une mobilisation massive pour l'ouverture de la pêche à la truite

Ce samedi 14 mars 2026 marque un événement majeur pour les amateurs de pêche dans les Landes. Dès 6 heures 45, près de 7 000 pêcheurs sont attendus au bord des quelque 600 kilomètres de rivières, ruisseaux et 90 plans d'eau du département. Cet afflux considérable inclut également environ 7 000 pratiquants venant des départements limitrophes, attirés par la richesse des cours d'eau landais.

Un empoissonnement essentiel pour une pêche réussie

Pour garantir le succès de cette journée, un travail colossal a été réalisé en amont. Les bénévoles des 26 Associations agréées pour la pêche et la protection du milieu aquatique (AAPPMA) ont déversé plus de 20 000 truites arc-en-ciel dans les cours d'eau, avec un effort particulier de 7 tonnes spécifiquement pour l'ouverture. Cet empoissonnement est une nécessité, car les rivières landaises, bien qu'attrayantes, ne sont guère propices à la reproduction naturelle des truites, qui nécessitent une eau fraîche et un substrat de petit gravier.

Jérémy Hanin, responsable développement à la Fédération départementale des Landes pour la pêche et la protection du milieu aquatique, explique : « Cette politique d'empoissonnement date d'il y a quarante ans environ et perdure, même si le volume a été réduit. Aujourd'hui, nous alevinons 20 tonnes sur l'année, dont 7 tonnes pour l'ouverture. » Seule la région de Chalosse offre un habitat naturel permettant environ 200 truites par hectare, rendant l'intervention humaine indispensable ailleurs.

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Le rôle crucial des bénévoles et des partenariats

Les AAPPMA, comme celle de Mont-de-Marsan, ont consacré plusieurs jours à cette tâche. Leur président, Michel Priam, et son équipe ont empoissonné divers cours d'eau, dont l'Estrigon, le Geloux et la Gouaneyre. Le mardi 10 mars, ils se sont concentrés sur le Geloux, récupérant 250 kilos de truites à la pisciculture du pont de Pouyblan à Saint-Martin-d'Oney.

Fabien Breysse, responsable de cette pisciculture appartenant au groupe Aqualande, précise : « Nous élevons principalement de la truite arc-en-ciel pour l'usine, mais nous réservons une partie de notre production aux AAPPMA. Nous veillons à ce que le poisson lâché évolue dans de bonnes conditions, car nous jouons un rôle de sentinelle de la rivière. » Ce partenariat illustre l'engagement commun pour la qualité des eaux et la durabilité de la pêche.

Défis météorologiques et préparation minutieuse

Les récentes tempêtes et fortes précipitations dans les Landes ont compliqué les préparatifs. Fabien Breysse ajoute : « Il faut gérer la production par rapport à l'environnement, c'est un travail d'anticipation pour éviter que l'eau ne se salisse. » Malgré ces défis, les niveaux d'eau sont revenus à la normale, et les embâcles, bien qu'encombrants pour les pêcheurs, créent des habitats bénéfiques pour les poissons en générant des contre-courants et en laissant entrer la lumière.

Le processus d'alevinage est méticuleux. Les truites sont transportées dans une cuve oxygénée par un groupe électrogène, puis déversées avec soin à l'aide d'épuisettes. Dominique Bresson, bénévole depuis quatre ans, confie : « C'est aussi plaisant d'amener le poisson en rivière que de l'attraper. » Ce jour-là, 20 à 25 points ont été alevinés entre le bourg de Geloux et l'embouchure de la Midouze.

Des perspectives optimistes pour les pêcheurs

Avec tout préparé pour samedi, les attentes sont élevées. Jérémy Hanin note un taux de capture élevé, avec la majorité des truites attrapées dans les quinze jours à trois semaines suivant leur relâcher. Les 23 000 pêcheurs landais licenciés, ainsi que les visiteurs, peuvent ainsi espérer garnir leurs escarcelles, grâce à cet effort collectif qui allie passion, bénévolat et protection du milieu aquatique.

Cette ouverture de la pêche à la truite symbolise non seulement un loisir populaire, mais aussi une gestion environnementale active, où chaque acteur, des bénévoles aux professionnels, contribue à préserver l'équilibre des écosystèmes aquatiques landais.

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