Portrait d'un jeune engagé pour la culture en banlieue
Dans le cadre de la série documentaire « Engagés comme jamais », nous rencontrons Lamine Dibatere, un jeune homme de 24 ans dont l'engagement citoyen se manifeste à travers la promotion du cinéma et du théâtre en banlieue. Alors que les élections municipales approchent, cette jeunesse réinvente les formes de l'action collective.
Un parcours ancré dans les associations
« J'ai grandi dans les assos, elles nous ont sauvé la vie », confie Lamine. Cette phrase résume son attachement viscéral au tissu associatif local. Aujourd'hui, il consacre son énergie à transmettre sa passion pour les arts de la scène et de l'image aux plus jeunes générations du quartier des Tarterêts, à Corbeil-Essonnes, dans l'Essonne.
Depuis les locaux de l'association Génération 91, Lamine observe les immeubles de la cité, un paysage familier qu'il connaît intimement pour y avoir toujours vécu. Le quartier, surnommé affectueusement « le Zoo » par ses habitants, est marqué par son architecture caractéristique, ses fresques de street art et ses terrains vagues, autant d'éléments qui ont inspiré des artistes comme le groupe de rap PNL.
Une lutte pour la reconnaissance culturelle
Par une froide journée de février, Lamine accueille ses invités avec la chaleur et l'attention d'un hôte soucieux de bien représenter son territoire. Au volant de sa Citroën C3 rouge, il propose un tour commenté du quartier, dévoilant les richesses souvent invisibles de ce lieu.
Son combat : faire reconnaître la créativité et le talent qui émergent des banlieues, trop souvent stigmatisées. Le cinéma de banlieue n'est pas pour lui un simple genre, mais une expression vitale, un moyen de raconter des histoires authentiques et de valoriser les parcours de ceux qui y vivent.
À travers des ateliers de théâtre, de jeu d'acteur et de réalisation, Lamine s'efforce de fournir aux jeunes des outils d'expression et d'émancipation. Son engagement illustre une tendance plus large : une jeunesse qui ne se détourne pas de l'action citoyenne, mais qui la réinvente sur ses propres termes, enracinée dans les réalités locales.
Ce portrait s'inscrit dans une série qui explore les nouvelles formes d'engagement, montrant comment des individus comme Lamine contribuent à redynamiser le lien social et culturel dans leurs communautés, à l'approche d'échéances démocratiques importantes.



