Tende : un festival itinérant pour repenser la parentalité et prévenir les violences éducatives
Festival parentalité à Tende : ateliers contre violences éducatives

Un festival itinérant pour transformer l'approche éducative

La médiathèque de Tende a récemment servi de cadre au festival itinérant « Panser et repenser l’enfance », organisé par l'association Acta non Verba en partenariat avec la médiathèque locale et le CIDFF. Cet événement, qui s'inscrit dans une tournée de sept mois, a proposé fin mars un parcours éducatif complet destiné à soutenir les parents dans leur rôle et à renforcer les liens familiaux.

Des ateliers concrets pour déconstruire les stéréotypes

Le programme du mois de mars s'est concentré sur plusieurs axes fondamentaux : l'éducation à l'égalité, la prévention des violences et le renforcement du dialogue familial. Les participants ont pu bénéficier d'ateliers pratiques visant à déconstruire les stéréotypes garçon/fille, à répartir équitablement les tâches familiales et à développer des compétences en autodéfense verbale.

« Apprendre à identifier ses émotions, poser ses limites et exprimer ses besoins constitue une base essentielle pour renforcer le dialogue au sein de la famille », expliquent les organisatrices. Ces sessions ont ouvert des espaces de réflexion et de débats où chaque membre de la famille peut trouver sa place dans le respect mutuel et la confiance.

Bannière large Pickt — app de listes de courses collaboratives pour Telegram

Lutter contre les inégalités pour prévenir les violences

La lutte contre les inégalités, les préjugés et les discriminations au sein du cercle familial apparaît comme un levier crucial pour prévenir les violences éducatives ordinaires. Estelle Figoni, responsable de la médiathèque de Tende, souligne le rôle social des lieux de lecture : « Le livre représente un excellent médium pour soutenir la parentalité et apporte une réelle plus-value à ce type de dispositif ».

Les origines d'un projet ambitieux

Diane Dotti et Léa Basso, membres de l'association Acta Non Verba, sont à l'origine de cette initiative de sensibilisation aux violences faites aux enfants, qu'elles soient volontaires ou inconscientes. Léa Basso, orthophoniste de profession, explique sa démarche : « Le point de départ fut le Festival enfantiste Fiesta à Paris qui abordait la domination adulte. Dans mon travail, je souhaitais questionner ma posture d'accompagnante ».

« Beaucoup d'enfants subissent des violences physiques et psychologiques dont l'impact sur leur développement est significatif, surtout lorsqu'ils ont été témoins de violences intrafamiliales », ajoute-t-elle. Les enfants dévalorisés pour leur comportement turbulent ou leurs difficultés scolaires rencontrent souvent des problèmes d'intégration, un mal-être qui s'accentue fréquemment à l'adolescence.

Un projet évolutif sur trois ans

Diane Dotti précise que l'association fonctionne davantage comme un collectif. Après avoir lancé une réflexion sur l'inceste dans la vallée de la Roya il y a deux ans, aborder le sujet des violences éducatives ordinaires s'est imposé comme une évidence. « C'est un projet qui se construit progressivement, et nous prévoyons de le développer sur trois ans », annonce-t-elle.

L'année prochaine, le collectif ambitionne d'intervenir dans les écoles de la vallée en collaboration avec l'association CAP D'agir. Plusieurs associations et fondations soutiennent déjà financièrement ce projet prometteur.

La suite du festival

Le festival « Panser et repenser l’enfance » poursuit son itinérance avec un programme en cours de finalisation. Une grande journée festive est d'ores et déjà prévue le 30 mai à La Brigue, promettant de nouveaux moments d'échange et de sensibilisation autour des enjeux de la parentalité et de la protection de l'enfance.

Bannière post-article Pickt — app de listes de courses collaboratives avec illustration familiale