Cap Optimist : six rameuses achèvent un périple de 80 jours de Lima à Moorea
Cap Optimist : 80 jours de rame de Lima à Moorea

Un exploit sportif et solidaire dans les eaux polynésiennes

Le 25 mars 2023 restera une date mémorable pour les six rameuses de Cap Optimist. Après un périple éprouvant de quatre-vingts jours et 8 000 kilomètres, elles ont finalement atteint l'île de Moorea en Polynésie française, réalisant ainsi un défi humain et sportif hors du commun.

L'arrivée émouvante sur la plage de Temae

À quelques brasses de l'arrivée, l'émotion était palpable parmi les membres de l'équipage. Véronique Bury a confié : « 8 000 kilomètres, quatre-vingts jours, c'est incroyable, on ne réalise pas encore et il va nous falloir un peu de temps pour digérer tout ça. C'est juste fou ! » Sur la plage de sable blanc de Temae, à l'extrême est de Moorea, une foule enthousiaste les attendait, accompagnée d'une dizaine de pirogues polynésiennes venues les escorter dans les derniers kilomètres.

Les défis d'une traversée extrême

Les rameuses, dont Stéphanie Geyer Barneix, Emmanuelle Bescheron, Alexandra Lux, Itziar Abascal, Marie Goyeneche et Margot Calvet, ont dû faire face à des conditions difficiles. Stéphanie a rappelé : « On a vécu des moments difficiles, mais on n'a jamais douté que l'on irait jusqu'au bout. » Leur routine impliquait de se relayer nuit et jour, quelles que soient les conditions météorologiques, tout en vivant confinées à bord du voilier « Noumène ».

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Une aventure humaine transformatrice

Pour les plus jeunes de l'équipage, cette expérience a été particulièrement formatrice. Marie Goyeneche, âgée de 22 ans, estime avoir pris « cinq ans » en l'espace de ces trois mois. Margot Calvet, 24 ans, a partagé : « Une expérience extraordinaire ! Je suis heureuse d'avoir eu la chance de la vivre aussi avec ma mère qui est infirmière et s'occupait des soins sur le bateau. »

Les racines d'une passion née en 2009

L'inspiration pour ce défi remonte à 2009, lorsque Marie et Margot, alors enfants, avaient accueilli Stéphanie Barneix et Alexandra Lux après leur premier record du monde de traversée de l'Atlantique nord à la rame. Cet événement a semé la graine de leur propre aventure, renforcée par un engagement solidaire envers les enfants atteints de cancer.

Un objectif caritatif au cœur du projet

Au-delà de l'exploit sportif, ce périple visait à lever des fonds pour l'association Hope Team East, qui accompagne les enfants malades. Alexandra Armand Le Mouël, cofondatrice de l'association, explique : « On accompagnait déjà, par le sport, les adultes en cours et en post-traitement et on a eu envie de se tourner vers les enfants. » Les rameuses prévoient d'installer des « totems d'activités » dans des hôpitaux pour permettre aux enfants de maintenir une activité physique pendant leurs traitements.

Transmettre un message d'espoir

Le 28 mars, les six aventurières ont inauguré un de ces totems au CHU de Papeete, rencontrant des enfants malades pour leur transmettre un message d'espoir. Alexandra Lux résume : « On veut leur dire qu'il faut toujours y croire, toujours continuer à se battre. Et qu'eux aussi un jour, ils réaliseront leur rêve. » Cet exploit, alliant endurance physique et générosité, restera un exemple inspirant de dépassement de soi et de solidarité.

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