Le conseil municipal de Manduel s’est réuni le 25 juin 2026 pour adopter la version amendée et définitive du plan local d’urbanisme (PLU). Le projet, initialement adopté en septembre dernier, avait depuis fait l’objet d’une enquête publique et de consultations prévues par le code de l’urbanisme.
Présentation des modifications par le cabinet Urbanis
Corinne Snabre, du cabinet Urbanis en charge des études, a présenté les changements apportés au projet. Ceux-ci concernent le règlement graphique, les plans de zonage, le règlement écrit, le rapport de présentation et le résumé non technique. Les modifications intègrent les avis formulés lors des consultations et les conclusions du commissaire-enquêteur.
La reprise de l’analyse a porté la consommation d’espace prévue sur la durée du PLU à 88,9 hectares, dont 62,2 hectares pour la zone Magna Porta.
Modifications notables : hauteurs à Fumérian et Magna Porta
Dans la zone Fumérian, la hauteur autorisée a été augmentée à trois niveaux, conformément à l’avis impératif des services de l’État. Les bâtiments les plus hauts (R+2) seront implantés au plus loin de la route de Bellegarde, du chemin du Pont de Claux et des pavillons riverains existants.
Dans la zone Magna Porta, les constructions pouvant atteindre R+4 ou R+5 seront édifiées le long de l’avenue Philippe Lamour ou en bordure de la voie ferrée, à distance des habitations existantes. Les mesures de compensation environnementales liées au projet Magna Porta ont également été complétées et actualisées.
Débat sur l’absence de logements à Magna Porta
Lors des échanges, David-Alexandre Roux a souligné que le mérite de ce PLU revenait à l’équipe précédente, notamment à Marine Pla, alors chargée de l’urbanisme, qui avait engagé la révision en 2021 et en avait mené les étapes successives.
Les élus ont évoqué la possibilité de créer des logements à Magna Porta, ce que le PLU ne prévoit pas. David-Alexandre Roux a réaffirmé : « sa volonté politique n’était pas d’y créer des logements ». Il a précisé que la priorité était de remplir la zone d’activités économiques, et que l’implantation de logements ne serait envisagée qu’en cas d’échec de cet objectif. Cette éventualité ne se présenterait pas avant de nombreuses années et nécessiterait un nouveau débat ainsi qu’une nouvelle révision du PLU.
Le PLU a été adopté à la majorité.



