Cavalaire : le maire justifie l'arrêt du projet Cœur de ville
Un mois et demi après son élection, le maire de Cavalaire, Nicolas Rodriguez, a organisé une réunion publique pour faire le point sur l'avenir de la commune. Premier dossier abordé : le projet Cœur de ville, désormais abandonné. Entouré d'un nouveau cabinet d'avocats, l'édile a exposé les raisons de cette décision, suscitant des questions de la part des habitants.
Un financement jugé insuffisant
D'après Nicolas Rodriguez, les informations recueillies après la transition municipale confirment que le financement du projet n'était pas à la hauteur des annonces initiales. « Il était plus simple d'arrêter les travaux, même si on ne stoppe pas comme ça », a-t-il reconnu. Il a également précisé qu'il s'agissait d'éviter de nouveaux engagements : « le 23 mars, il était prévu de couler du béton pour les parois du parking souterrain », au lendemain d'un hypothétique second tour des élections.
Des subventions bien en deçà des attentes
Le maire a détaillé les financements obtenus par l'ancienne municipalité. « Jusqu'au 15 mars, 750 000 euros de subventions accordées, bien loin des 2 millions d'euros du plan de financement », a-t-il indiqué. Il a également souligné qu'aucune demande de subvention n'avait été déposée pour la médiathèque. Quant au crédit de 20 millions d'euros, il n'a pas été validé. « Il était prévu 4,5 millions d'euros de crédit pour 2026... que l'on a annulé dans notre budget », a-t-il ajouté.
Le Directeur général des Services, Philippe Vecchi, a expliqué l'impact potentiel : « un projet de cette envergure, avec un contexte géopolitique qui est le nôtre et la complexité qui en découle pour obtenir des subventions », si celles espérées (environ 10 millions d'euros) n'avaient pas été versées, cela aurait généré un impact sur la collectivité et ses capacités de financement pour ce projet et les autres investissements.
Vers un nouveau projet
À très court terme, Nicolas Rodriguez souhaite « rouvrir cet espace avec un parking provisoire pour sauver la haute saison ». Après l'été, « on se posera pour retravailler sur un projet avec vous une fois retrouvée cette visibilité sur les finances ». Le périmètre du projet sera redéfini. Interrogé sur l'horizon et la réflexion, le maire a répondu : « Les annonces de la campagne allaient dans le sens de stationnements, d'équipements publics dimensionnés pour la commune et d'espaces paysagers. Ça reste la ligne qui sera la nôtre. » Quant à l'échéance, « l'avantage d'un projet plus petit, c'est qu'il peut aller plus vite. On a aussi la possibilité d'avoir des éléments séparés. » Ce sera tout l'enjeu de ce mandat.



