Un périple à vélo pour soutenir les orphelins de la police
Ce jeudi 14 mai 2026, 21 élèves policiers de l’École de police de Cannes-Écluse (Seine-et-Marne) ont enfourché leur vélo à Bourges (Cher) pour rallier Nancy (Meurthe-et-Moselle). L’objectif de cette traversée de plus de 400 kilomètres : collecter des fonds pour l’association Orphéopolis, qui accompagne les familles de policiers endeuillés et soutient les orphelins.
Une initiative solidaire portée par la 31e promotion
L’opération a été imaginée par la 31e promotion des élèves officiers de l’école. Alexis, futur officier et coorganisateur, explique : « Cela fait quelques années que nos prédécesseurs lèvent des fonds pour les orphelins. D’habitude, les participants relient les écoles d’officiers et de commissaires. Nous avons voulu innover en reliant des villages d’accueil. »
Le peloton est composé de 18 élèves officiers et 3 futurs commissaires, répartis en deux groupes selon leur niveau cycliste. Le soir, ils sont accueillis dans des commissariats ou des cantonnements de CRS. À Auxerre (Yonne), ils seront reçus par le club de l’AJA.
Orphéopolis, une association centenaire au service des familles
Pascal Pradier, secrétaire général d’Orphéopolis, se dit « très fier » de cette mobilisation : « Cela montre l’intérêt que nous portent nos futurs dirigeants. Nous sommes très touchés par cette marque de solidarité et de cohésion. »
L’association, forte de plus de 100 ans d’existence, accompagne 3 000 personnes sur tout le territoire, dont un tiers de mineurs. « Nous aidons de la petite enfance jusqu’à la création d’entreprise, avec un réseau de policiers référents pour le suivi social. Nous organisons aussi des colonies de vacances et des rencontres entre parents », précise Pascal Pradier.
Environ une centaine d’enfants vivent dans les villages d’accueil, un nombre stable depuis dix ans mais appelé à augmenter. « C’est difficile pour le parent d’accepter de confier son enfant après une perte », souligne-t-il.
Une conscience du risque chez les futurs cadres
Pour les participants, cette action a une résonance particulière. Alexis confie : « La mort, on n’y pense pas au quotidien. Mais on a conscience du risque. Beaucoup d’entre nous ont vécu la perte d’un collègue. C’est important de savoir qu’il existe une structure pour nos proches. »
Au-delà de la collecte de fonds, l’initiative vise à sensibiliser le public et à renforcer la cohésion entre les futurs officiers. Les cyclistes espèrent vendre des écussons et recueillir des dons tout au long de leur parcours.



