Domaine La Crécerellette : l'envol d'un vigneron nature à Saint-Pargoire
Domaine La Crécerellette : l'envol d'un vigneron nature

Govinda Paulhan s’est lancé un peu par hasard dans le vin il y a une vingtaine d’années. Apôtre des vins nature et d’une conduite en bio, il produit 5 000 à 6 000 cols chaque année. De ses parents soixante-huitards, Govinda Paulhan a hérité d’un prénom indien peu commun et d’une soif d’aventure qui rend possible ce qui ne l’est pas forcément au départ.

Grandi au nord de Montpellier, à Viols-le-Fort, notre homme a eu un jour la riche idée de se lancer dans le vin, sans vraiment trop savoir ni pourquoi, ni comment, à 25 ans. « Sur un coup de tête, j’ai récupéré un fermage et un ami à moi qui était dans le vin m’a un peu appris les bases. Je me suis lancé en 2006. »

Un pressoir qui casse… et jamais remplacé

Depuis les débuts, Govinda cultive ses vignes en bio, « et même un peu plus. Je limite au minimum les interventions, notamment en cave, où je n’utilise aucun sulfite, seulement des levures indigènes. Du coup, en vingt ans, j’ai bien travaillé la chose et je sors des vins nature bien droits, carrés et réguliers d’une année sur l’autre. » Son domaine de la Crécerellette, référence au faucon crécerelle qui peuple nos communes de l’agglo Hérault Méditerranée après avoir bien failli disparaître, vinifie quatre cuvées : un blanc, trois rouges et un rosé.

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Et si vous tiquez sur la couleur du blanc, qui tire vers l’orange, rassurez-vous : c’est normal. « J’ai cassé mon pressoir il y a cinq ans et je n’avais pas les moyens d’en racheter un. Et comme je voulais vinifier un blanc quand même, je l’ai fait comme un vin rouge. Du coup, je n’ai jamais racheté de pressoir ! »

Petits rendements mais vins concentrés

Foulés aux pieds, pigés tous les jours, ses raisins bénéficient de longues macérations. « J’ai des rendements moindres car je perds des jus, notamment les jus de presse. Mais je n’en ai pas besoin. Mes vins sont déjà assez concentrés. » À Saint-Pargoire, Govinda travaille environ 5 hectares, « que des vieilles vignes », avec de petits rendements, pour 5 à 6 000 bouteilles à l’année. Une production confidentielle assumée, et une autre façon de faire du vin, toute aussi respectable.

On peut trouver les vins de la Crécerellette à Vinocap bien sûr, mais aussi sur le marché du samedi à Pézenas, ou au centre de Saint-Pargoire. Ne serait-ce que par curiosité, testez-les, ça vaut la dégustation.

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