Un amour qui défie le temps : 57 ans de complicité pour Jacques et Élisabeth
Jacques et Élisabeth Lafond, âgés respectivement de 80 et 86 ans, coulent des jours paisibles et heureux au sein de la résidence services seniors Domitys Le Galion d’or, située à Royan. Dans une interview exclusive accordée au journal Sud Ouest, ce couple emblématique a accepté de se livrer sur la pérennité de leur amour, toujours aussi vibrant après plus de cinq décennies.
Une rencontre sous le signe de l’aventure en Algérie
Qui a prétendu que l’amour ne durait que sept ans ? Pour Élisabeth et Jacques, Cupidon a frappé fort en juillet 1967, en pleine Algérie. À cette époque, tous deux servaient dans l’armée française : Jacques exerçait en tant que mécanicien, tandis qu’Élisabeth, infirmière de formation, officiait comme convoyeuse de l’air, participant activement à des évacuations sanitaires par avion. « J’ai accumulé 14 000 heures de vol au cours de ma carrière », précise celle qui deviendra par la suite hôtesse de l’air.
Le coup de foudre fut immédiat. « Il m’a séduite en m’offrant un simple thé à la menthe », se remémore Élisabeth avec un sourire malicieux. Deux années seulement après cette première rencontre, les deux tourtereaux scellaient leur union par le mariage. Cinquante-sept ans plus tard, ils demeurent inséparables, installés depuis deux ans dans leur résidence à Royan, où ils cultivent une complicité indéfectible.
Le secret d’une longévité amoureuse : la distance pour mieux se retrouver
À l’approche de la Saint-Valentin, dans un contexte où la solidité des couples est souvent mise à l’épreuve, Jacques et Élisabeth dévoilent leur recette pour un amour durable. « Nous avons tous deux exercé des métiers très prenants, qui nous ont parfois éloignés physiquement, mais jamais émotionnellement », explique Élisabeth. Son mari, chef de projet ayant sillonné le globe, et elle, passant une grande partie de sa vie dans les airs, ont su transformer l’éloignement en force.
« À chaque séparation, nous nous retrouvions avec une flamme intacte. Peut-être que, pour durer, il faut parfois prendre ses distances pour mieux se rapprocher », avance-t-elle avec sagesse. Cette philosophie ne les a pas empêchés de fonder une famille, avec deux enfants, Florence et Jean-Philippe, et quatre petits-enfants, dont ils ont pris soin à la retraite.
Une vie sans regrets et un soutien mutuel indéfectible
La vie du couple s’est écoulée paisiblement, rythmée par les joies familiales et les projets communs. « Nous mesurons la chance inestimable d’être toujours ensemble à notre âge. Nous nous soutenons au quotidien », confie Jacques, évoquant leur lien profond. Si la mort devient un sujet plus présent avec le temps, ils abordent cette réalité avec sérénité.
« Nous voyons bien que nos capacités évoluent, et nous savons que la solitude peut survenir. Mais une chose est certaine : nous ne regrettons absolument rien de notre parcours », affirme Élisabeth avec conviction. Leur histoire prouve que Cupidon a encore de beaux jours devant lui, offrant une leçon d’espoir et de résilience pour les générations futures.



