Lot-et-Garonne : 50% des tués sur la route sont des motards, le préfet renforce actions
Lot-et-Garonne : 50% des tués sur la route sont des motards

Après le drame de la route survenu dimanche à Montesquieu, ayant coûté la vie à un jeune couple de motards, le préfet Bruno André entend maintenir le volet répressif tout en renforçant la prévention. En Lot-et-Garonne, les chiffres de la Sécurité routière livrent une statistique glaçante sur les quatre premiers mois de l'année : 50 % des personnes tuées sur la route étaient des usagers de deux-roues motorisés, une donnée alourdie après le terrible accident survenu dimanche 26 avril en fin de journée à Montesquieu.

Une vulnérabilité accrue des deux-roues

« Face à cette surreprésentation, les pouvoirs publics restent pleinement mobilisés, tient à réagir le préfet. Les données nationales pour 2025 confirment en effet leur forte vulnérabilité : ils représentent 21 % des personnes tuées et 31 % des blessés graves, alors même qu'ils constituent moins de 2 % du trafic motorisé », indique Bruno André. Sur le département, trois de ces victimes avaient moins de 30 ans, et deux étaient sexagénaires.

1 450 opérations de contrôle

« Dans ce contexte, l'action des forces de l'ordre se poursuit de manière soutenue et ciblée », poursuit le représentant de l'État, dressant le bilan opérationnel des actions mises en place contre l'insécurité routière. « Au premier trimestre 2026, 1 450 opérations de contrôle ont été conduites et 4 071 infractions graves relevées, traduisant une présence constante sur le terrain. Par ailleurs, la lutte contre les comportements à risque demeure une priorité, en particulier l'usage du téléphone au volant : en 2025, le groupement de gendarmerie s'est illustré comme le plus engagé de la région Nouvelle-Aquitaine, avec 5 510 infractions relevées, soit le ratio le plus élevé rapporté à la population. »

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Rappelons que depuis le 1er février, tout conducteur surpris avec un téléphone au volant peut voir son permis suspendu administrativement pendant un maximum de six mois, en plus d'une amende de 135 euros et du retrait de trois points, faisant du département un pionnier en la matière, après son voisin landais.

Prévention renforcée

« Pour autant, la réponse ne peut être uniquement répressive. Elle repose également sur la prévention, la sensibilisation et la responsabilisation des usagers, notamment des conducteurs de deux-roues motorisés, particulièrement exposés. Dans cette logique, des actions de prévention visent à couvrir l'ensemble du spectre des deux-roues motorisés, avec une montée en puissance significative de celles-ci : leur nombre passera de 7 à 11 en un an, soit une augmentation de 57 % », précise Bruno André.

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