TDAH et traits autistiques : le soulagement d'un diagnostic tardif
TDAH et autisme : le soulagement d'un diagnostic tardif

Loïc, 41 ans, a appris il y a un an qu'il présentait un trouble du déficit de l'attention avec hyperactivité (TDAH) accompagné de « traits autistiques ». Ce diagnostic a été pour lui une véritable libération. « J'ai ressenti un soulagement, je n'étais donc pas fou », confie-t-il. Dans ce témoignage, il revient sur les difficultés rencontrées, notamment dans le cadre professionnel, et sur le cheminement qui l'a mené à cette révélation.

Un parcours semé de doutes

Pendant longtemps, Loïc s'est interrogé sur son fonctionnement. « Je me pensais atteint d'un trouble du spectre autistique (TSA) », explique-t-il. Mais le neuropsychologue qu'il a consulté l'année dernière a posé un diagnostic différent : un TDAH avec des traits autistiques. « Je ne pensais pas avoir un TDAH car je ne suis pas du genre à sauter partout. En revanche, l'inattention, ça me parlait. Et j'ai une hyperactivité mentale avec, depuis petit, une tendance à me faire des films non-stop, ce qui est épuisant. »

Les défis au quotidien

Au travail, Loïc a toujours eu du mal à se concentrer longtemps sur une même tâche. « Je me dispersais facilement, je passais d'un projet à l'autre sans jamais les terminer. » Cette difficulté a souvent été interprétée comme un manque de sérieux ou de motivation. « Les collègues et les supérieurs ne comprenaient pas pourquoi je n'arrivais pas à être aussi efficace que les autres. »

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Dans sa vie personnelle, l'hyperactivité mentale se manifeste par une incapacité à ralentir le flux de pensées. « Je me réveille la nuit avec des idées qui s'enchaînent, je ne peux pas les arrêter. C'est comme si mon cerveau était en permanence en ébullition. »

Un diagnostic qui change tout

Depuis qu'il a reçu ce diagnostic, Loïc a entamé un suivi avec un psychologue spécialisé. « Cela m'a permis de mieux comprendre mes comportements et de mettre en place des stratégies pour gérer mon attention et mon hyperactivité mentale. » Il a également rejoint un groupe de parole pour adultes neuroatypiques, où il échange avec d'autres personnes vivant des expériences similaires.

« Ce diagnostic a été un vrai soulagement. Je sais maintenant que je ne suis pas seul et que mes difficultés ont une explication. » Loïc espère que son témoignage pourra aider d'autres personnes à reconnaître les signes et à consulter. « Beaucoup d'adultes vivent avec un TDAH non diagnostiqué, pensant qu'ils sont simplement bizarres ou paresseux. Il est important de briser ces préjugés. »

Un chemin vers l'acceptation

Loïc travaille désormais à accepter sa neuroatypie comme une différence plutôt qu'un handicap. « J'apprends à connaître mes limites et à les respecter. Par exemple, je m'accorde des pauses régulières au travail pour éviter la surcharge mentale. »

Il a également informé son employeur, qui a mis en place des aménagements comme un espace de travail plus calme et des horaires flexibles. « Cela a amélioré ma productivité et mon bien-être au travail. »

Pour Loïc, le chemin est encore long, mais il se sent plus serein. « Le diagnostic m'a donné des clés pour mieux vivre avec moi-même. Je ne me sens plus perdu. »

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