L'association StopVOG (Stop aux Violences Obstétricales et Gynécologiques) a publié un rapport accablant sur l'ampleur des violences subies par les patientes lors de consultations ou d'accouchements. Selon ce document, ces actes, souvent banalisés, constituent des atteintes graves au consentement et à la dignité des femmes.
Un phénomène massif et sous-estimé
Le rapport de StopVOG, basé sur des témoignages et des enquêtes, révèle que près d'une femme sur trois aurait subi une forme de violence obstétricale ou gynécologique en France. Ces violences incluent des gestes non consentis, des paroles humiliantes, des examens sans explication, ou encore des pressions lors de l'accouchement. L'association souligne que ces pratiques sont systémiques et touchent tous les milieux sociaux.
Des pratiques contraires à l'éthique médicale
Parmi les exemples cités, des patientes rapportent avoir subi des touchers vaginaux sans leur accord, des épisiotomies non justifiées, ou des refus d'anesthésie. StopVOG insiste sur le fait que ces actes violent le code de déontologie médicale et les droits des patients. L'association appelle à une prise de conscience collective et à des mesures concrètes pour former les professionnels de santé au respect du consentement.
Un appel à la réforme du système de santé
StopVOG demande la mise en place d'un observatoire national des violences obstétricales et gynécologiques, ainsi que des sanctions disciplinaires pour les praticiens fautifs. L'association réclame également une meilleure information des patientes sur leurs droits et la création d'un numéro d'écoute dédié. Le rapport insiste sur la nécessité de former les soignants à une approche plus respectueuse et empathique.
Des conséquences psychologiques lourdes
Les victimes de ces violences souffrent souvent de stress post-traumatique, d'anxiété et de méfiance envers le corps médical. StopVOG rappelle que ces traumatismes peuvent avoir des répercussions durables sur la santé mentale et sur le suivi gynécologique ultérieur. L'association encourage les femmes à témoigner et à porter plainte, tout en reconnaissant les difficultés juridiques et sociales.
Ce rapport s'inscrit dans un mouvement plus large de dénonciation des violences faites aux femmes, et vise à briser le tabou autour des maltraitances médicales. StopVOG espère ainsi contribuer à une transformation profonde des pratiques en France.



