Scandale du périscolaire à Paris : cinq procès et trois enquêtes en cours
Scandale périscolaire Paris : cinq procès attendus

Le scandale des violences dans le périscolaire à Paris est pris très au sérieux par la justice. Après une vague d'arrestations, les plaintes sont traitées et les premiers procès sont attendus. Trois informations judiciaires ont été ouvertes, tandis que cinq procès ont été programmés, dont un en attente de délibéré le 16 juin. Le parquet de Paris a dressé un état des lieux complet ce jeudi.

Informations judiciaires en cours

Le 30 avril, un animateur né en 2005, intervenant à l'école maternelle Servan dans le 11e arrondissement, a été mis en examen pour des gestes de nature sexuelle commis au préjudice de trois enfants. Il a été placé en détention provisoire. L'affaire a débuté par une plainte déposée en novembre 2025 par la mère d'une élève. L'animateur, identifié par le récit de l'enfant, avait été suspendu par son employeur.

En janvier 2026, le parquet a reçu un signalement évoquant deux autres victimes de faits susceptibles d'avoir été commis à l'automne 2025. Les déclarations de six employés ont permis d'identifier le même animateur.

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Dans l'école maternelle Bullourde, dans le 11e arrondissement, un animateur a été mis en examen le 6 février pour agression sexuelle, exhibition sexuelle et corruption sur mineur de 15 ans. Il a été placé sous contrôle judiciaire avec interdiction de contacter les victimes, de paraître dans l'école et d'exercer une activité professionnelle impliquant un contact habituel avec des mineurs.

Concernant l'école Emeriau dans le 15e arrondissement, une information judiciaire a été ouverte en octobre 2023. Un animateur a été déféré et mis en examen pour agression sexuelle sur mineur de moins de 15 ans, placé sous contrôle judiciaire avec interdiction d'exercer une activité impliquant un contact habituel avec des mineurs.

Audiences prévues

Le 26 mai 2026, un animateur poursuivi par le parquet comparaîtra pour agressions sexuelles sur cinq victimes à l'école Alphonse Baudin. Les familles de plusieurs autres enfants l'ont assigné en citation directe pour des violences à caractère sexuel.

Le 9 avril 2025, le parquet a reçu une information préoccupante du directeur de cet établissement du 11e arrondissement. Les parents de deux fillettes s'étaient inquiétés de leur repli, imputé au comportement d'un éducateur. Le 11 avril 2025, un courrier d'autres parents plaignants a été joint à la procédure. Les parties civiles ne demandant pas le huis clos, il s'agira du premier procès public depuis l'éclatement du scandale.

Le 26 juin 2026 se tiendra une autre audience pour agression sexuelle à l'école Aqueduc. Le 17 septembre 2025, la mère d'une enfant a signalé à la police que sa fille présentait des irritations sur le sexe une semaine après la rentrée en petite section. L'enfant a raconté que le docteur lui avait fait des piqûres avec les doigts. Un rapprochement a été fait avec un signalement du 8 octobre. Il est reproché à Souleymane D., placé sous contrôle judiciaire, une atteinte sexuelle par violence, contrainte, menace ou surprise sur une enfant née en mars 2020, en lui imposant des attouchements au niveau du cou, du dos, du sexe et des fesses.

Le 31 août 2026 est prévue une audience pour agressions sexuelles à l'école Vigée-Lebrun dans le 15e arrondissement. Une mère a déposé plainte le 12 janvier 2024 : sa fille de 6 ans, à la sortie de l'école primaire, lui a indiqué que l'animateur Michael M. lui avait touché les fesses. L'enquête a permis d'identifier d'autres enfants victimes. Chacune a décrit des attouchements sur les fesses ou sur le sexe, parfois à la suite d'une main dans le dos qui avait descendu ensuite.

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Le 1er septembre 2026, la justice jugera des agressions sexuelles à l'école Grands Champs dans le 20e arrondissement. Le 30 septembre 2025, les parents d'une fillette de 4 ans ont déposé plainte après que leur fille a affirmé que le mari de la maîtresse, Eden A., lui avait touché les fesses alors qu'elle était aux toilettes. Le 8 novembre 2025, la mère d'un garçon a déposé plainte suite aux propos de son fils. Plusieurs parents se sont inquiétés d'avoir vu ou entendu leurs enfants rapporter que le compagnon de l'institutrice avait des comportements ou propos sexualisés envers eux. L'institutrice a été laissée libre, faute d'élément pénal caractérisable. Son compagnon comparaîtra.

Un délibéré attendu

Le premier délibéré arrivera le 16 juin 2026 pour harcèlement sexuel et agression sexuelle à l'école Titon dans le 11e arrondissement. Plusieurs élèves de CM2 ont signalé le comportement inadapté de l'animateur Nicolas G., 47 ans. Plusieurs parents ont déposé plainte. Les enfants entendues, âgées de 10 ans, ont dénoncé des câlins appuyés non sollicités, des surnoms et mimes déplacés, voire des attouchements. Une peine de 18 mois d'emprisonnement avec sursis a été requise contre le prévenu lors de l'audience du 5 mai.