Roland-Garros 2026 : Loïs Boisson assure être « enfin à 100 % » avant le début du tournoi
La numéro 1 française, classée 50e mondiale, affrontera la Russe Anna Kalinskaya, tête de série n°22, en ouverture. Elle se dit prête à l'entame du tournoi.
Par Éric Michel | Le 22 mai 2026 à 12h43
Elle a été l'an dernier une des dernières à quitter le stade Roland-Garros après son élimination en demi-finale du tournoi féminin. Ce 22 mai, Loïs Boisson fut une des premières à revenir officiellement. C'est elle qui a lancé le « media day », traditionnelle journée face à la presse avant le début du tournoi. L'occasion de revenir avec elle sur son état de forme après une année gâchée par les blessures.
Comment vous sentez-vous ?
LOIS BOISSON. Physiquement, ça va bien. Depuis peu, je suis enfin à 100 %. Mes deux matchs à Strasbourg, les premiers en France depuis Roland-Garros l'an dernier, m'ont permis de retrouver le rythme. Je suis juste contente d'avoir pu engranger de la confiance et du rythme avant d'arriver ici.
Jusqu'à quel point avez-vous retrouvé cette confiance ?
Mes deux matchs m'ont permis de rejouer, de retrouver un peu plus le rythme sur le court. Je suis contente d'avoir pu les faire pour engranger un peu de confiance dans mon jeu, dans mon rythme, dans ma façon de jouer. Il n'y a qu'en match que cela peut se faire. J'avais besoin de reprendre les bases, de retourner sur des choses que je connaissais aussi d'avant. Cela m'a fait du bien.
Avez-vous eu peur de ne pas pouvoir revenir à temps pour jouer le tournoi ?
Ce qui a été dur, mentalement, c'est le fait de ne pas savoir, d'être dans l'inconnu tous les jours, toutes les semaines, tous ces mois qui sont passés. Après, non je n'ai pas eu peur car au fond de moi, je savais que ça allait finir par passer car tout se soigne. J'espérais juste que cela arrive le plus vite possible.
Sentez-vous que l'engouement populaire autour de vous a changé depuis un an ?
J'ai pu m'en rendre compte à Strasbourg. J'ai senti que le public qui était là pour moi, me supporter. C'est quelque chose dont je suis vraiment contente, parce que cela me fait du bien.
Peut-on envisager de votre part un parcours aussi magique que l'an dernier ?
L'an dernier, c'était assez exceptionnel. Je savais que j'en étais capable mais comme ce n'était jamais arrivé, les gens ne pouvaient pas y croire. Mais moi et mon équipe, on savait que potentiellement, cela pouvait être possible. Cette année, forcément, les conditions sont différentes. Mais je reste dans le même état d'esprit en pensant que tout est possible. Je peux aller au bout, comme je peux perdre au premier tour. On ne sait pas. Je dirais juste qu'il faut laisser voir ce qu'il se passe, et on verra bien.
Pour passer le premier tour, vous allez devoir performer contre une adversaire mieux classée que vous. Comment l'appréhendez-vous ?
Je l'ai toujours dit : chacun a son classement et c'est juste un chiffre à côté du nom. Cela ne veut pas toujours dire grand-chose. Sur le papier, elle est au-dessus, c'est vrai. Sur le court, cela dépend de tellement d'autres choses : le bon jour ou pas, la forme de l'adversaire, la nôtre. Quand on parle de classement, c'est trop vite résumer.
Quelle est votre position sur la grogne de ceux qui protestent pour une meilleure répartition des revenus du tournoi ?
Je n'ai pas pris parti car j'estime que je ne connais pas les chiffres. Je ne sais pas ce qui est vrai ou faux. Je n'y connais rien. Je préfère donc me concentrer sur mon tennis.



