Remboursement des protections périodiques réutilisables : une mesure pour 2026
Remboursement protections périodiques réutilisables 2026

Remboursement des protections périodiques réutilisables : une mesure pour 2026

Le gouvernement a confirmé ce jeudi 16 avril que le remboursement des protections périodiques réutilisables, incluant les culottes et les coupes menstruelles, sera effectif à partir de la rentrée étudiante 2026. Cette mesure, adoptée fin 2023 dans le cadre du budget de la Sécurité sociale, cible spécifiquement les femmes de moins de 26 ans et les bénéficiaires de la complémentaire santé solidaire (C2S), sans limite d'âge pour ces dernières.

Les objectifs de cette initiative

Selon les ministères de la Santé et de l'Égalité femmes-hommes, cette politique vise à lutter contre la précarité menstruelle, soutenir le pouvoir d'achat en réduisant une dépense contrainte, et encourager l'usage de protections réutilisables, plus durables et respectueuses de l'environnement. La ministre déléguée à l'Égalité femmes-hommes, Aurore Bergé, a souligné : « Aucune femme, aucune jeune fille ne devrait avoir à renoncer à son hygiène intime : c'est une question de santé et dignité ».

Une étude réalisée en novembre 2025 pour l'association Dons Solidaires révèle qu'une femme sur dix utilise des alternatives inadéquates, comme du coton ou de vieux vêtements déchirés, faute de moyens financiers. Cette situation met en lumière l'urgence d'agir contre la précarité menstruelle.

Bannière large Pickt — app de listes de courses collaboratives pour Telegram

Bénéficiaires et modalités de prise en charge

Le gouvernement estime que cette mesure concernera environ 6,7 millions de personnes. Les détails du projet prévoient :

  • Pour les assurées de moins de 26 ans : un remboursement à hauteur de 60 % par l'assurance maladie, le reste étant pris en charge par les complémentaires santé.
  • Pour les bénéficiaires de la C2S : une prise en charge à 100 % de ces protections, sans limite d'âge.

Manon Moret, secrétaire générale du syndicat étudiant Unef, a salué cette décision en déclarant : « C'est une bonne chose ». De son côté, Gaëlle d'Albenas, porte-parole d'Osez le féminisme, exprime sa satisfaction tout en regrettant le retard dans la mise en œuvre.

Cependant, l'Union étudiante critique certains aspects : elle dénonce un remboursement partiel qui ne mettra pas fin à la précarité menstruelle et conteste la limite d'âge à 26 ans. Lenna Guerrier, représentante Île-de-France de cette organisation, estime que « c'est juste un pansement ».

Produits concernés et perspectives

Le remboursement s'appliquera initialement aux produits périodiques réutilisables commercialisés en pharmacie, tels que les culottes et les coupes menstruelles. Maud Leblon, directrice générale de Règles élémentaires, insiste sur la nécessité de s'assurer que ces produits soient sains et adaptés aux besoins variés des femmes, qui combinent souvent différents types de protections durant leur cycle.

Marion Goilav, cofondatrice de la marque de lingerie Elia, voit dans cette mesure « une avancée incroyable » pour les femmes et une opportunité de relancer la réindustrialisation en France. Cette initiative pourrait ainsi avoir un impact positif sur l'économie locale tout en promouvant des pratiques plus durables.

En résumé, cette politique représente un pas important vers l'égalité et la santé des femmes, bien que des améliorations soient encore attendues pour répondre pleinement aux défis de la précarité menstruelle.

Bannière post-article Pickt — app de listes de courses collaboratives avec illustration familiale