« L'Âge de Fer », le premier volet de « La bataille de Gaulle », sort ce mercredi au cinéma et s'impose comme une franche réussite. Cette fresque historique, réalisée par Antonin Baudry, couvre la période 1940-1944 et permet de mieux cerner la personnalité du Général de Gaulle, parfaitement incarné par Simon Abkarian.
Un projet titanesque
Avec un budget de 74 millions d'euros pour les deux films, « La bataille de Gaulle » est la production la plus coûteuse de l'histoire du cinéma français. Le premier volet, « L'Âge de Fer », suit de Gaulle de la débâcle de 1940 à 1942, jusqu'au débarquement allié en Afrique via l'opération Torch. Cette période charnière voit le Général organiser la France libre, posant les bases de la résistance politique et militaire face au régime de Vichy.
Un portrait nuancé du Général
Le film dresse un portrait riche du futur président de la République : homme droit, au verbe haut, fin tacticien, diplomate, rêveur et profondément amoureux de la France. Simon Abkarian crève l'écran, mais les seconds rôles ne sont pas en reste. Benoît Magimel incarne Koenig dans une reconstitution époustouflante de la bataille de Bir Hakeim, Mathieu Kassovitz est parfait en François Darlan, et Florian Lesieur joue le résistant Fernand Bonnier de La Chapelle. Simon Russell Beale prête ses traits à Winston Churchill, avec qui de Gaulle entretient une relation complexe faite de respect et de tensions.
Une réalisation immersive
Antonin Baudry, sans tomber dans le didactisme, parvient à captiver le spectateur grâce à une mise en scène visuellement époustouflante. Le film, qui dure 2h40, est à la fois une fresque historique et une épopée personnelle. Il donne envie de découvrir le second volet, « J'écris ton nom », attendu le 3 juillet. Avec une note de 4/5, « L'Âge de Fer » est un incontournable pour les amateurs du genre et ceux qui aiment les grandes épopées.



