Peau à moustiques : mythe ou réalité ? Les explications d'une experte
Peau à moustiques : mythe ou réalité ? Explications

Depuis le début de l'année 2025, plus de 2 000 cas de dengue et de chikungunya ont été recensés en France, selon l'Agence régionale de santé en Occitanie. La situation est particulièrement préoccupante dans le Gard, avec 90 cas de chikungunya et 74 cas de dengue signalés entre mai et août. Parmi eux, 22 cas dans l'Hérault, deux dans l'Aude et cinq dans le Tarn. Un seul cas de dengue est considéré comme autochtone, contre 28 cas autochtones de chikungunya. Un cas de Zika importé a également été noté.

La progression du moustique-tigre

Anna-Bella Failloux, entomologiste à l'Institut Pasteur, explique que la progression du moustique-tigre en métropole est liée au changement climatique et à l'augmentation des voyages internationaux. « Aujourd'hui, plus de 80 % de l'Hexagone est colonisé par le moustique-tigre, et la situation ne fera que s'aggraver », affirme-t-elle. Les cas importés de dengue viennent principalement des Antilles. Une fois sur place, le moustique local peut s'infecter et transmettre le virus.

Existe-t-il une « peau à moustiques » ?

La réponse est oui, en partie. Les moustiques ont des préférences biologiques. Certaines peaux produisent des molécules volatiles attractives. Le dioxyde de carbone (CO2) est un facteur puissant : plus une personne en dégage, plus elle attire les moustiques. La transpiration, la température corporelle et la flore bactérienne de la peau jouent également un rôle. Ainsi, si vous êtes souvent piqué, ce n'est pas une impression : votre peau est probablement plus attractive.

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Comment se protéger efficacement ?

Anna-Bella Failloux recommande plusieurs astuces. La climatisation ralentit les moustiques et peut les endormir. Installer des moustiquaires aux fenêtres et portes empêche les insectes d'entrer. Les répulsifs comme le DEET, qui miment certaines odeurs, sont efficaces. Il est aussi conseillé d'éviter de sortir aux heures de forte activité des moustiques, soit au lever et au coucher du soleil.

En résumé, la « peau à moustiques » est une réalité scientifique. En comprenant ces mécanismes, il est possible de mieux se protéger et de réduire les risques de piqûres et de maladies vectorielles.

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