Quelques jours après la mort de passagers d'un navire de croisière porteurs du virus transmis par les rongeurs, le gouvernement monégasque se veut rassurant sur la situation sanitaire en Principauté. Aucun cas contact n'a été recensé à Monaco, mais une veille sanitaire est maintenue.
Une alerte de l'OMS
Le 2 mai dernier, l'Organisation mondiale de la Santé a alerté sur la détection de cas suspects d'hantavirus à bord du navire de croisière néerlandais MV Hondius. Parti le 1er avril d'Ushuaïa en direction du Cap-Vert, le bateau transportait 147 passagers. Après un refus d'accoster au Cap-Vert le 3 mai, le navire a été dérouté vers le port de Ténérife (Canaries) où il s'est immobilisé le 10 mai.
Un virus au taux de létalité élevé
Le 11 mai, dix cas suspects d'hantavirus étaient signalés, concernant notamment des ressortissants d'Afrique du Sud, des Pays-Bas, de Suisse, d'Espagne ou encore du Danemark. Des enquêtes épidémiologiques ont été lancées face à la crainte d'une propagation de ce virus au taux de létalité supérieur à 30 %, d'autant que des passagers potentiellement porteurs avaient débarqué lors d'escales précédentes. Depuis, 11 cas et 3 décès ont été recensés parmi les passagers. Le patient zéro est décédé à bord le 11 avril, suivi de son épouse hospitalisée en Afrique du Sud.
La réaction de Monaco
Face à cette situation, le gouvernement princier a affirmé ce jeudi matin suivre avec la plus grande attention la situation sanitaire liée au foyer d'hantavirus identifié à bord du MV Hondius. À ce stade, aucun cas contact résidant en Principauté n'a été identifié, assure l'exécutif monégasque. Néanmoins, les autorités sanitaires monégasques sont pleinement mobilisées et assurent une veille continue de l'évolution de la situation, en suivant les recommandations internationales et en coordination avec les professionnels de santé locaux et régionaux.



