Santé fragile de Mette-Marit : oxygène, greffe et polémiques
Mette-Marit : oxygène, greffe et polémiques

Une santé qui se dégrade visiblement

Des photos récentes de la princesse Mette-Marit, âgée de seulement 52 ans, suscitent l'inquiétude. Elle se déplace désormais avec une canule nasale lui fournissant de l'oxygène sur mesure lorsqu'elle quitte son domicile. Ce système a été observé à deux reprises : fin mars lors d'une promenade près du domaine royal de Skaugum avec son époux, le prince Haakon, qui portait le sac d'alimentation en oxygène, puis le 10 avril lors d'une cérémonie officielle au palais royal d'Oslo en présence des athlètes paralympiques.

« Ma santé est fragile et nécessite beaucoup de repos, cela s'est encore aggravé », confiait la future reine fin mars. Diagnostiquée il y a huit ans d'une fibrose pulmonaire, une maladie chronique qui provoque la formation de tissu cicatriciel sur les poumons, les rendant progressivement rigides, elle souffre de graves difficultés respiratoires et d'un épuisement général.

Un traitement lourd et une greffe en perspective

La princesse a suivi divers traitements, pris des médicaments et allégé parfois son emploi du temps pour reprendre des forces. À l'automne dernier, elle a annulé ses obligations officielles pour entamer un programme de réadaptation pulmonaire en lien avec le service de pneumologie d'un hôpital d'Oslo, visant à contrôler sa respiration et à mieux gérer les crises.

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À la fin de l'année, après de nouveaux examens, le palais a confirmé que Mette-Marit devait se préparer à une transplantation pulmonaire, une intervention lourde. « Il ne faut pas qu'elle intervienne trop tôt ni trop tard, a déclaré le spécialiste Are Martin Holm, qui suit la princesse, dans les médias norvégiens. Il ne faut pas non plus être trop malade, sinon vous ne supportez pas l'opération. » Aux dernières nouvelles, elle ne serait pas encore inscrite sur la liste d'attente pour une greffe.

« Elle est malade et cela fait désormais partie de notre quotidien, expliquait le prince Haakon à des journalistes le 13 avril. Du coup, c'est pénible de sortir, mais cela se passe bien, et elle arrive à se débrouiller même si je m'absente une journée ou plus. »

Popularité en chute libre et accusations infondées

L'aggravation de sa santé survient à un moment difficile pour la future reine de Norvège : elle s'ajoute au scandale lié à ses liens avec le criminel Jeffrey Epstein, qui a choqué le pays, ainsi qu'au récent procès de son fils aîné Marius, jugé pour plusieurs viols. Plus de sept ans de prison ont été requis, le verdict est attendu en juin.

La popularité de Mette-Marit est désormais en chute libre. Sur les réseaux sociaux, certains détracteurs la soupçonnent de mettre en scène ses problèmes de santé pour attendrir l'opinion. Face à ces accusations, le médecin Magne Wang Fredriksen, secrétaire de l'Association de cardiologie et de pneumologie de Norvège, est monté au créneau pour défendre la princesse. « On n'administre pas d'oxygène parce que quelqu'un a un léger essoufflement, a-t-il rappelé dans le journal Aftenposten. On l'administre parce que son taux d'oxygène est trop bas. Respirer n'est pas de la publicité ! »

Mette-Marit a déjà prévenu qu'elle ne pourra pas se rendre en Suède pour assister aux 80 ans du roi Carl Gustav XVI ces prochains jours.

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