La multiplication des loisirs comme la lecture, la musique ou l’exercice physique favorise le maintien des capacités cognitives, selon une étude scientifique. Le déclin cognitif lié à l’âge varie considérablement d’une personne à l’autre. Outre les facteurs génétiques et environnementaux, il dépendrait de ce que les scientifiques appellent les « réserves cognitives », qui permettraient de ralentir le taux de déclin cognitif et de la mémoire. Ainsi, le niveau d’instruction influencerait positivement ces réserves, tandis que la consommation d’alcool et le tabagisme auraient un effet négatif.
La lecture, un rempart contre le déclin
Au cours de la retraite, des activités comme la lecture constituent un rempart contre le déclin cognitif. Il en va de même pour la pratique d’activités physiques ou d’un instrument de musique. Cependant, prises individuellement, ces activités n’auraient qu’un effet modeste, « ne dépassant pas un changement de 10 % de la mémoire de base », souligne la gérontologue Olga Krakovska et son équipe de l’Université Simon Fraser de Vancouver (Canada), qui ont compilé les résultats de différents travaux sur le sujet.
Les bienfaits de la variété
Plutôt que de privilégier une seule discipline, les chercheurs mettent en avant les effets combinés d’un large éventail d’activités quotidiennes, qui s’inscrivent dans un « vieillissement actif ». Cela inclut la lecture, les activités physiques et musicales, la méditation, ainsi que tout engagement social. En somme, la variété est essentielle pour optimiser les réserves cognitives.
Analphabétisme et santé mentale
L’étude soulève également la question de l’analphabétisme comme facteur de mauvaise santé mentale. Les personnes ayant un faible niveau d’instruction pourraient être plus vulnérables au déclin cognitif. Ainsi, encourager la diversité des loisirs dès le plus jeune âge pourrait contribuer à préserver la santé cérébrale tout au long de la vie.
Source : Destination Santé. Article initialement publié le 10/02/2023.



