Leucémique passe 48h sur un brancard aux urgences : sa famille dénonce
Leucémique sur un brancard 48h : la famille dénonce

Un sexagénaire belge atteint de leucémie a passé plus de 48 heures sur un brancard aux urgences du CHU de Liège début février, faute de lits disponibles. Sa famille dénonce une prise en charge jugée « inadmissible » et « proche de la maltraitance ».

Un patient vulnérable livré à lui-même

Jean, 67 ans, suit une chimiothérapie pour une leucémie. Admis aux urgences un vendredi soir pour une fièvre suspecte, il n’a obtenu une chambre que le lundi matin. Durant tout le week-end, il a dû dormir sur des brancards, exposé à la lumière et au bruit permanents. « Il ne pouvait pas se reposer, alors qu’il est censé récupérer entre ses cures de chimio », témoigne sa fille Léa auprès de RTL Info.

Pire encore : le patient a dû quitter son box pour aller aux toilettes, croisant d’autres malades, alors que les personnes leucémiques sont particulièrement vulnérables aux infections. Il a fallu « deux ou trois jours » pour identifier la présence d’une bactérie E. coli dans son sang. Ce n’est que dans la nuit de dimanche à lundi qu’une chambre stérile lui a été attribuée.

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Des conséquences potentiellement graves

Léa s’inquiète des risques encourus par son père. « Sans globules blancs, une infection peut dégénérer très vite en septicémie », rappelle-t-elle. L’absence de prise en charge rapide aurait pu avoir des conséquences dramatiques.

Un hôpital sous pression

Le CHU de Liège explique cette situation par un afflux massif de patients lié aux infections respiratoires hivernales, aggravé par une pénurie structurelle de personnel soignant, entraînant la fermeture de lits. Les chambres individuelles nécessaires pour l’isolement des patients en hématologie ou oncologie sont particulièrement difficiles à mobiliser en période de pic d’activité.

Le porte-parole de l’hôpital assure que les soins sont « toujours prodigués avec le même investissement et le même professionnalisme ». Mais Léa reste indignée : « Il a passé plus de 48 heures sur un brancard avec une bactérie dans le sang, alors qu’il a un cancer. Pour nous, c’est proche de la maltraitance. »

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