Dr David Masson : 4h/jour sur son Galaxy S25, entre psychiatrie et vulgarisation
Dr Masson : 4h/jour sur son Galaxy S25, psychiatre et vulgarisateur

Un usage quotidien de quatre heures

Le Dr David Masson consacre en moyenne quatre heures par jour à son Samsung Galaxy S25. Ce temps est principalement dédié à des activités professionnelles, partagées entre son métier de psychiatre et son rôle de vulgarisateur psychiatrique non rémunéré sur les réseaux sociaux. Interrogé par Le Point, il assume pleinement ce rythme et s'oppose au discours qui diabolise les smartphones. Selon lui, le problème ne réside pas dans le temps d'écran lui-même, mais dans la nature du contenu consommé et la manière de l'utiliser. Il compare cette polémique à celle des jeux vidéo dans les années 1990.

Une addiction galvaudée

Le Dr Masson estime que le terme addiction est souvent utilisé à mauvais escient. Il s'interroge : s'agit-il d'une addiction comportementale ou d'une simple réponse à un craving ? Pour lui, le téléphone peut être un outil extrêmement utile, à condition de savoir à qui l'on accorde sa confiance et son temps d'attention. Il insiste sur l'importance de vérifier la crédibilité des spécialistes que l'on suit.

La vulgarisation sur les réseaux sociaux

Le psychiatre utilise son smartphone principalement pour son activité de vulgarisateur. Il a commencé à publier sur Twitter en avril 2020, avant de s'étendre à d'autres plateformes. Il souhaite apporter des informations accessibles sur la psychiatrie et participer à la dédramatisation de cette discipline. Sur X, il commente régulièrement l'actualité liée à la santé mentale. Depuis septembre, il produit également des vidéos pour TikTok et Instagram.

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Un outil professionnel indispensable

Outre les réseaux sociaux, le Dr Masson utilise son smartphone pour sa pratique clinique. Google est sa deuxième application la plus utilisée, pour consulter ses mails professionnels, accéder à PubMed et effectuer des recherches. Les appels, messages et systèmes d'astreinte passent par le téléphone, notamment via des groupes WhatsApp. Lorsqu'il est d'astreinte à domicile, il est joignable 24 heures sur 24, ce qui modifie son rapport à l'appareil : il ne le quitte plus, même dans la salle de bains. Il reconnaît que ces périodes sont les plus problématiques dans son usage du téléphone.

Son rapport personnel au smartphone

  • Entre deux séances : le téléphone reste silencieux dans sa poche, mais il peut y jeter un coup d'œil s'il attend des appels.
  • Application indispensable : Google, pour les recherches et les mails.
  • Application plaisir coupable : Pokémon Go, qu'il utilise pour sortir et partager des moments avec sa fille.
  • À table : non, il a eu trop de reproches.
  • Devant la télévision : parfois, mais il trouve cela fatigant car la même zone cérébrale est sollicitée.
  • Moments sanctuaires : cinéma, restaurant, vacances avec activités.
  • Communication privilégiée : messages écrits.
  • Dernier SMS : à un collègue psychiatre rencontré via les réseaux sociaux, à propos d'un piratage de son compte X.
  • Ce qui lui fait perdre la notion du temps : l'écriture de threads pour X, pouvant durer deux heures.

Le Dr Masson accumule de nombreux brouillons dans ses notes, qu'il ne trie pas suffisamment, constituant une base pour ses créations.

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