IA pour dépister l'autisme : le projet Pelargos cherche des maternités
IA et autisme : Pelargos cherche des maternités partenaires

Identifier les risques de troubles autistiques grâce à l’IA : le projet Pelargos lance un appel aux maternités

Le projet Pelargos, porté par le neurobiologiste Dr Yehezhel Ben-Ari, vise à valider la pertinence d’un outil pronostic pour les troubles du spectre de l’autisme (TSA). Pour cela, il sollicite la participation de maternités et de CHU.

L’analyse par une intelligence artificielle des données issues du suivi de routine du bébé pendant la grossesse et à la naissance doit permettre d’identifier très précocement les nouveau-nés présentant un risque de développer un TSA. Ce projet, soutenu notamment par la Région PACA, repose sur l’exploitation de données variées : échographies, prises de sang, déroulement de l’accouchement, âge des parents, pathologies éventuelles.

Une première étude pilote prometteuse

Une étude pilote menée avec la maternité de Limoges a démontré la pertinence du modèle. Selon le Dr Ben-Ari, « l’IA identifie 96 % des enfants qui ne développeront pas de TSA et 50 % de ceux qui en auront un. L’existence de faux positifs rend le pronostic valable pour un enfant sur deux. » Fort de ces résultats, le chercheur souhaite désormais valider cette approche à plus grande échelle en recrutant des CHU et des maternités volontaires.

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Objectif : une surveillance adaptée dès la naissance

L’étude rétrospective nécessite la collaboration entre un service de pédopsychiatrie, qui identifie des enfants âgés de 5 à 15 ans suivis pour TSA, et un service obstétrique ou une maternité, qui recueille les données périnatales de ces enfants ainsi que celles d’enfants témoins nés dans les mêmes conditions. Les données sont strictement pseudonymisées et saisies sur une plateforme sécurisée. « L’IA va chercher des corrélations dans les dossiers et faire la différence entre les deux populations », précise le Dr Ben-Ari. Il insiste sur le caractère pronostique et non diagnostique de l’outil : le diagnostic reste du ressort du pédopsychiatre. Cependant, une identification précoce du risque ouvre la voie à une surveillance adaptée et aux interventions anticipées recommandées par la Haute Autorité de Santé (HAS).

Les 150 données de routine incluent des informations très variées provenant des dossiers médicaux de la mère et de l’enfant : échographies réalisées durant la grossesse, prises de sang, déroulé de la naissance, âge des parents, présence de pathologies, etc.

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