L'Organisation mondiale de la santé (OMS) a annoncé ce mardi que l'état de santé de la patiente française diagnostiquée positive à l'hantavirus est désormais jugé très critique. Cette infection, rare mais potentiellement mortelle, suscite une vive inquiétude au sein de la communauté médicale internationale.
Une contamination encore mystérieuse
La patiente, une femme d'une trentaine d'années, avait été hospitalisée la semaine dernière dans un hôpital parisien après avoir présenté des symptômes respiratoires sévères. Les analyses ont confirmé la présence du virus Hantaan, un type d'hantavirus transmis par les rongeurs. Les autorités sanitaires françaises tentent actuellement de retracer son parcours pour identifier la source exacte de la contamination. Aucun voyage récent dans une zone endémique n'a été signalé, ce qui laisse penser à une exposition locale.
Un virus rare mais redoutable
L'hantavirus est principalement présent en Asie et en Amérique, mais des cas sporadiques surviennent en Europe. Il provoque le syndrome pulmonaire à hantavirus (SPH), caractérisé par une détresse respiratoire aiguë. Le taux de létalité peut atteindre 40 % selon les souches. L'OMS a rappelé l'importance de la prévention, notamment en évitant tout contact avec les excréments de rongeurs.
La réponse des autorités sanitaires
Santé publique France a activé une cellule de crise et renforcé la surveillance épidémiologique. Des analyses sont en cours sur des échantillons environnementaux prélevés dans les lieux fréquentés par la patiente. Les proches et le personnel soignant ayant été en contact avec elle sont sous suivi médical. Aucun autre cas n'a été détecté à ce stade.
Un traitement symptomatique
Il n'existe pas de traitement antiviral spécifique contre l'hantavirus. La prise en charge repose sur des soins intensifs, notamment l'oxygénothérapie et la ventilation mécanique. L'état critique de la patiente nécessite une surveillance continue. Les médecins se montrent réservés quant à son pronostic vital.
L'OMS suit la situation de près et collabore avec les autorités françaises pour éviter toute propagation. Une mise à jour sera communiquée dans les prochains jours.



